
Face aux inquiétudes légitimes des populations concernant le projet d’envergure de la voie de contournement Okala-Delta, l’exécutif gabonais passe à l’offensive de la transparence. C’est par l’entremise de Nicolas Nguema, conseiller spécial du chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, qu’un message d’apaisement et de conciliation a été délivré le week-end dernier. Une démarche de proximité saluée à sa juste valeur lors de l’assemblée d’information du collectif des populations d’Okala- Egneng Melen- Ciciba tenue le dimanche 5 juillet.

Mandaté expressément par le président de la République, le conseiller spécial a reçu en audience les représentants du collectif citoyen le jeudi 2 juillet dernier. Loin des spéculations, cette rencontre cruciale a permis de dissiper le spectre de démolitions aveugles en mettant sur la table des alternatives viables et des propositions d’aménagement concertées. « Le conseiller spécial du président de la République, sous les hautes instructions du chef de l’État, a tenu à édifier notre collectif afin d’apaiser les craintes et d’étudier rigoureusement nos contributions », a rapporté avec soulagement Édouard Ekomie, porte-parole du collectif d’Okala- Egneng Melen- Ciciba.
L’objectif nodal de cette concertation ? Désengorger le goulot d’étranglement routier qui paralyse actuellement la zone d’Okala (notamment au niveau du rond-point de l’École publique) dans des conditions satisfaisantes. Le porte parole du collectif n’a pas manqué de souligner que la situation sera traitée au cas par cas. Une méthode qui vise à éviter frustration et colère.
Restructuration du linéaire : les chiffres de la clarification
La clarification de la rencontre réside dans la redéfinition technique des emprises routières, initialement évaluées de manière uniforme à 15 mètres de part et d’autre des axes. La présidence de la République aurait procédé à un arbitrage chirurgical : L’axe Okala Centre (ancien dispensaire – sortie Lamine) et voies secondaires : soucieux de préserver le tissu résidentiel et historique de l’un des plus anciens site historique de l’Afrique centrale, l’exécutif aurait ramené l’emprise à 7,50 mètres de part et d’autre. Une bouffée d’oxygène pour de nombreux propriétaires, si cela venait à être confirmé sur le terrain.
Le collectif, force de proposition : une cartographie alternative sur la table

le collectif sur le terrain avec un géographe
Loin de se substituer à l’État, le collectif d’Okala- Egneng Melen- Ciciba s’est plutôt mué en véritable partenaire technique. Le dimanche 5 juillet dernier, le collectif a sillonné le terrain, de la sortie Afcon jusqu’à Okala Rivière, en passant par le débarcadère d’Alévina et le quartier Ciciba. L’objectif de ce maillage est limpide : soumettre à l’exécutif l’existence de voies multiples, débouchant vers Delta Postal ou l’école publique d’Okala. Évitant les véhicules de se retrouver tous au niveau d’Okala ancien dispensaire.
Grâce à ce dialogue revigoré entre la présidence, le gouverneur, le ministre des travaux publics et la base, le projet de la voie de contournement Okala-Delta s’inscrit désormais sous le sceau d’un développement concerté, conciliant impératifs de modernisation urbaine et respect des populations locales. Un cas qui pourra faire école s’il arrive à terme dans des conditions satisfaisantes.

Le collectif tient à rappeler qu’il n’est nullement opposé au développement encore à la volonté du Chef de l’État qui pense au bien-être de l’ensemble des populations dans le nord de l’Estuaire. Bien au contraire, il aspire à voir son village se transformer, à l’instar d’autres quartiers de la capitale.
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