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Championnat d’Afrique de taekwondo — Bamako 2026 : le Gabon déploie ses gladiateurs

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La Fédération Gabonaise de Taekwondo a levé le voile. La délégation qui représentera les couleurs vert-jaune-bleu lors du Championnat d’Afrique de Taekwondo est officiellement constituée. Après les devoirs peu accomplis en Ouzbékistan par ses juniors — néanmoins qualifiés avec brio pour les Jeux Olympiques de Dakar, Sénégal, prévus cette année —, le taekwondo gabonais remet le pied sur la scène continentale avec une ambition décuplée. Rendez-vous est pris : du 30 au 31 mai 2026, la capitale malienne, Bamako, se métamorphosera en arène continentale où s’affronteront les maîtres du pied et du poing des quatre coins du continent africain. Et le Gabon, lui, n’entend pas faire le voyage pour simplement y figurer. Bien au contraire.

Dix-sept athlètes. Dix-sept combattants aguerris, sélectionnés au terme d’un processus de détection rigoureux par les instances techniques de la Fédération Gabonaise de Taekwondo. Chez les hommes comme chez les dames, la sélection nationale présente un bataillon complet, couvrant l’ensemble des catégories de poids, du plus léger au plus lourd. C’est l’image d’un pays qui prend au sérieux sa vocation sportive et entend peser de tout son poids — au propre comme au figuré — sur l’échiquier continental.

Chez les hommes : la puissance et la vitesse à l’honneur

La délégation masculine gabonaise se déploie sur neuf catégories de poids, alignant des combattants aux profils aussi complémentaires que redoutables.Dans les catégories légères, Obiang Essono Levy (–54 kg) et Nzamba N. Bienvenue (–58 kg) incarnent cette école du taekwondo où la rapidité d’exécution, l’explosivité du bandal tchagui — le coup de pied circulaire — et la fluidité des enchaînements priment sur la puissance brute. À –63 kg, Mba Ulysse Royh devra faire valoir son sens du timing et sa capacité à placer les ap tchagui — coups de pied frontaux — décisifs face à des adversaires venus de toute l’Afrique.

Dans les catégories intermédiaires, la bataille s’annonce particulièrement acharnée. En –68 kg, le Gabon présente deux représentants — Ndong Obame Séverin et Landou Jérémie Kevin — témoignant de la profondeur et de la richesse du vivier technique gabonais dans cette tranche de poids. À –74 kg, Moussa Amar Cissé (numéro 1 Gabonais et africain dans sa catégorie) sera attendu au tournant, lui dont la palette technique devra conjuguer l’art du dwitchagui — frappe en revers — avec une lecture tactique sans faille des combats.

Les poids lourds ferment la marche avec autorité. Ntoutoume Dario (–80 kg) et Doupassou Hermen Gilles (–87 kg) incarnent la force tellurique du taekwondo gabonais. Quant à Essogho Alexandre, engagé dans la catégorie reine des +87 kg, il aura la lourde et prestigieuse responsabilité de clore la liste masculine en imposant sa stature et son garant physique face aux colosses africains.

Chez les dames : l’élégance et la combativité comme leitmotiv

La délégation féminine, forte de huit combattantes, constitue l’épine dorsale d’une sélection gabonaise qui refuse de cantonner ses ambitions à la seule compétition masculine. Car dans le taekwondo moderne, les femmes sont bel et bien les égales des hommes en termes d’intensité, d’audace et de spectacle.

Maganga Ivala Noëlle et Ngora Ogoula Betoe Hélène Dalcia, toutes deux engagées en –46 kg, s’annoncent comme deux redoutables techniciennes prêtes à maîtriser le sol de compétition par leurs pivots et leurs séquences de neryo tchagui — coups de pied en revers. En –49 kg, Ayingone Meyo Christine Berlya devra exprimer toute la densité de sa préparation pour s’imposer dans une catégorie traditionnellement disputée sur le continent.

Oyibiga Boukandou Léa Esther (–53 kg) et Coumba Magassa (–57 kg) représentent le cœur battant de cette sélection féminine, porteuses de l’énergie et de la détermination qui caractérisent le taekwondo gabonais au féminin. À –62 kg, Essoughe N. Nancy Tatiana et à –67 kg, Kogou E. C. Marie Florette complètent un tableau d’une remarquable densité technique. Enfin, Marindi B. Merveille, engagée dans la catégorie supérieure des +73 kg, portera le flambeau des lourdes avec l’ambition affichée de décrocher une consécration continentale.

Une compétition, une ambition : briller sur le toit de l’Afrique

La Fédération Gabonaise de Taekwondo, en déployant une sélection aussi étoffée et équilibrée, affiche des ambitions qui ne relèvent nullement de la candeur. Cette compétition est une étape cruciale dans la trajectoire de développement du taekwondo national, une occasion de jauger le niveau continental, d’engranger une expérience précieuse dans la perspective d’échéances internationales futures, et surtout, de ramener des breloques sur les tatamis africains.

Les dojangs — salles d’entraînement — du Gabon ont forgé ces combattants dans la discipline, la rigueur et le respect des valeurs fondatrices du taekwondo : la courtoisie, l’intégrité, la persévérance, la maîtrise de soi et l’esprit indomptable. Ce sont ces valeurs qu’ils porteront sur leurs kimonos blancs, ceintures noires nouées avec honneur, face à une concurrence africaine de tout premier plan.

Le compte à rebours est lancé. Bamako attend. Et le Gabon, lui, a rendez-vous avec son destin continental.

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