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Offensive terroriste simultanée sur plusieurs villes : Les FAMa frappent fort, le Mali ne plie pas

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Le Mali s’est réveillé ce samedi matin sous le fracas des armes. À l’aube, une offensive terroriste d’une ampleur coordonnée inédite a frappé simultanément plusieurs villes du pays, semant brièvement la stupeur. Mais la réponse des Forces Armées Maliennes (FAMa) a été aussi foudroyante que déterminée : l’ennemi a été repoussé, et la situation rapidement rétablie.

Dès les premières lueurs du jour, des détonations et des tirs nourris ont ébranlé plusieurs points névralgiques du territoire malien. À Bamako, des explosions ont retenti aux abords de l’aéroport international Modibo Keïta et du camp militaire de Kati, situé à une quinzaine de kilomètres de la capitale et qui abrite la résidence du chef de l’État, le Général d’Armée Assimi Goïta. Dans le même temps, de violents affrontements éclataient dans la ville stratégique de Sévaré, au centre du pays, ainsi qu’à Gao et Kidal, dans le grand nord sahélien.

L’État-Major Général des Armées a confirmé dès la matinée que des groupes armés terroristes avaient pris pour cibles des points et casernes de la capitale et de l’intérieur du pays. La précision géographique et la simultanéité des frappes laissaient clairement entrevoir une opération planifiée, pensée pour désorganiser le commandement militaire et semer la panique au sein de la population.

La riposte des FAMa : professionnalisme et sang-froid

Face à cette offensive multifronts, les Forces Armées Maliennes ont démontré ce qu’elles sont devenues : une armée structurée, aguerrie, capable de réagir avec une célérité et une efficacité redoutables. En quelques heures, les assaillants essuyaient de violents revers sur l’ensemble des théâtres d’opérations. Plusieurs terroristes ont été neutralisés, des équipements ennemis détruits, et des opérations de ratissage méthodiques lancées pour traquer les éléments infiltrés et sécuriser les zones concernées.

En milieu de journée, l’État-Major annonçait sans ambiguïté : la situation est sous contrôle. Des chars et éléments des forces spéciales avaient été positionnés sur les axes stratégiques de Kati et Bamako, les hélicoptères de combat quadrillaient le ciel, et les soldats maintenaient des positions hermétiques autour des zones sensibles. Un message clair adressé à ceux qui nourrissaient l’illusion d’une défaillance militaire malienne.

Une armée en pleine montée en puissance

Ce que ces attaques n’ont pas pu briser, c’est la trajectoire d’une armée en profonde et réelle transformation. En 2026, les FAMa figurent au 104e rang mondial des puissances militaires sur 145 nations évaluées selon le classement Global Firepower, et s’imposent comme la deuxième force militaire d’Afrique de l’Ouest. Une ascension que nul n’aurait osé imaginer il y a cinq ans.

Depuis 2021, le renouvellement en profondeur de l’arsenal militaire a changé la donne sur le terrain. L’acquisition de drones Bayraktar TB2, d’hélicoptères de combat, d’avions de chasse et d’artillerie lourde a doté l’armée d’une capacité de frappe chirurgicale et d’une surveillance permanente du territoire. Grâce à cette montée en puissance, les deux tiers du territoire autrefois occupés par des groupes armés ont été reconquis, comme l’a lui-même affirmé le Président de la Transition lors du 65e anniversaire de l’armée malienne.

En février 2026 encore, des frappes aériennes coordonnées dans la zone de Ké-Macina avaient permis de neutraliser une vingtaine d’assaillants et de déjouer une attaque planifiée contre un convoi logistique des FAMa. En mars, des opérations de ratissage dans les régions de Yélimané et Ségala avaient abouti à la neutralisation d’une quarantaine de combattants, au démantèlement de bases ennemies, et à la libération de douze otages. La machine de guerre malienne est lancée, et elle accélère.

Des mains invisibles derrière le chaos ?

L’absence de revendication immédiate après des attaques d’une telle coordination interroge. Ni le JNIM — Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans, principale force jihadiste au Sahel — ni l’État islamique dans la Province du Sahel n’ont revendiqué les frappes de ce 25 avril. Cette discrétion inhabituelle, combinée au degré de sophistication de l’opération, alimente des interrogations légitimes sur la présence de mains invisibles en coulisses.

Des observateurs régionaux et des sources sécuritaires font état de passerelles entre groupes jihadistes et certaines rébellions à ossature politico-militaire, dont le Front de Libération de l’Azawad, actif à Kidal. Ces convergences tactiques ne surgissent pas du néant : elles supposent des ressources, du renseignement, une logistique. Des questions se posent dès lors sur les canaux de financement, d’armement et de coordination de ces entités, et sur les puissances — étatiques ou non — qui pourraient en tirer un bénéfice stratégique dans un Sahel en pleine recomposition géopolitique.

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