
Le vendredi 4 septembre dernier, Joe Fréd Madouta, président de la confédération syndicale Union des salariés responsables (UGSR), est revenu sur un débat qui continue d’alimenter chroniques et conversations : la révision des textes régissant la notation et l’avancement des agents publics. Comme d’autres voix avant la sienne, il fustige résolument tout projet de modification de ce texte. Il en va de même pour le dossier des élections professionnelles, dont les résultats définitifs se font toujours attendre plusieurs mois après le scrutin.
« Il convient de souligner que le secteur public ne peut pas être traité comme le secteur privé. À plusieurs reprises déjà, nous avons attiré l’attention du gouvernement sur un point essentiel : les agents publics ne sont pas placés, juridiquement, dans la même situation que les salariés du privé », a martelé le syndicaliste, évoquant le dossier des avancements.
Sur le dossier des élections professionnelles, organisées au Gabon il y a plusieurs mois, le leader syndical n’a pas caché son inquiétude face à ce qui s’apparente, selon lui, à une véritable confusion des rôles. Il rappelle que le Code du travail gabonais, applicable au secteur privé, distingue clairement deux fonctions : le délégué du personnel et le délégué syndical. Le premier remplit une mission bien précise : porter à l’employeur les réclamations individuelles ou collectives relatives aux conditions de travail et à la protection des salariés. Le second, en revanche, incarne l’organisation syndicale au sein de l’entreprise. Le Code du travail dispose en effet que les syndicats professionnels y sont représentés par des délégués syndicaux, désignés par leur fédération ou leur confédération.
Fort de ce constat, Joe Fréd Madouta invite les agents chargés de conduire les opérations d’installation à faire preuve de prudence et à s’en tenir strictement aux textes en vigueur. Il les exhorte à éviter toute décision susceptible d’être perçue comme une pression exercée sur les leaders syndicaux. Il rappelle enfin que le leader syndical demeure un partenaire social à part entière. « Un syndicat fort et responsable n’est pas une menace pour l’État : c’est au contraire un instrument de stabilité sociale », a-t-il conclu.
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