
Le couperet est tombé ce jeudi 21 mai à Casablanca. Au terme d’un procès-fleuve, la Chambre criminelle de la Cour d’appel a infligé à Mohammed Moubdii, figure politique locale longtemps réputée intouchable, une peine de treize années derrière les barreaux.
L’ancien ministre délégué chargé de la Fonction publique sous le gouvernement Benkirane II, également cacique du Mouvement populaire, s’est vu infliger une sentence implacable : 13 ans de réclusion criminelle, assortis d’une amende de 30 millions de dirhams — soit quelque 2,79 millions d’euros — versés au bénéfice de la commune de Fkih Bensalah, constituée partie civile dans ce procès ouvert depuis près de deux ans devant la formation présidée par le juge Ali Torchi.
Président du conseil municipal de Fkih Bensalah depuis 1997 — soit six mandats successifs à la tête de cette collectivité —, Mohamed Moubdii régnait en maître absolu sur sa circonscription, avant que l’étau judiciaire ne se resserre irrémédiablement autour de lui lors de son arrestation en avril 2023. La Cour l’a reconnu coupable de détournement de deniers publics, d’abus de pouvoir, de corruption ainsi que de faux et usage de faux dans des documents administratifs, commerciaux et officiels.
Une plainte citoyenne à l’origine du séisme judiciaire
C’est l’Association marocaine pour la protection des biens publics, section Casablanca-Settat, qui avait allumé la mèche en déposant plainte contre l’ancien élu. Le ministère public avait requis, fin 2025, la condamnation de l’accusé, sollicitant également la confiscation des sommes considérées comme issues des faits de dilapidation de fonds publics qui lui sont reprochés.
La défense annonce le combat judiciaire
Face à cette sanction jugée extrêmement sévère, le camp de l’ancien dirigeant prépare activement sa riposte. Son représentant légal, Me Brahim Amoussi, confirme la volonté ferme de la défense de contester la décision, déclarant vouloir « engager le recours en appel » dès réception de la copie de l’arrêt. Ce verdict retentissant, scruté avec une attention soutenue par l’opinion publique marocaine, s’inscrit dans la dynamique de fermeté affichée par les autorités judiciaires du Royaume face aux prédateurs des deniers publics — un signal fort adressé à tous ceux qui, du haut de leurs prérogatives, auraient cru pouvoir s’affranchir de la loi.
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