Home Education [Gabon] Langues nationales à l’école : le Gralsens dénonce une réforme prématurée et un secteur éducatif en déshérence
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[Gabon] Langues nationales à l’école : le Gralsens dénonce une réforme prématurée et un secteur éducatif en déshérence

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Il n’a pas mâché ses mots. Par voie de communiqué diffusé ce 21 mai 2026, Josias Abeigne Bibang, président fédéral national du Groupe de Réflexion et d’Action des Leaders et Syndicats Soudés de l’Éducation Nationale et du Supérieur (Gralsens), monte au créneau contre le projet de réintroduction des langues nationales dans les programmes scolaires gabonais. Non pas pour en contester le principe — qu’il juge en soi recevable — mais pour en dénoncer avec véhémence le calendrier, qu’il estime proprement indécent au regard des plaies béantes qui ravagent le secteur.

Le leader syndical ne s’embarrasse pas de précautions oratoires. À ses yeux, cette initiative surgit dans un paysage éducatif en état de délabrement avancé, où les crises s’accumulent sans qu’aucune ne trouve de résolution. Il fustige ce qu’il qualifie sans détour de tentative de diversion, dénonçant « une façon désespérée de détourner l’attention de la communauté éducative des vraies préoccupations qui méritent d’être traitées ».

Le président fédéral va plus loin encore, pointant des pratiques qui relèvent selon lui du clientélisme organisé. Il dénonce le sort réservé aux examinateurs des épreuves artistiques au CEP et des épreuves physiques et sportives, rémunérés « à la main avec des montants qui varient selon la tête du client, dans une mafia bien organisée ». Le Gralsens promet de transmettre au président de la République les noms des individus impliqués, dans le cadre d’une correspondance officielle sollicitant un nouvel audit.

À ces griefs s’ajoutent l’immobilisme persistant autour de la demande sociale du personnel d’appui et de la main-d’œuvre non permanente — défendus par le Synamonpen et le Synamonpac — ainsi que l’attente interminable des enseignants pour leurs avancements automatiques, reclassements et rappels de salaire, dont les dossiers semblent enlisés dans les méandres administratifs.

Face à ce qu’il considère comme un mépris institutionnel caractérisé, le mouvement syndical lance un appel à la mobilisation immédiate et illimitée : « Notre mobilisation ne faiblira jamais aussi longtemps que nos préoccupations et nos droits seront piétinés. »

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