
Le 2 mars 2026, la candidature de l’ancien président sénégalais au poste de Secrétaire général des Nations Unies a été officiellement déposée au siège de l’organisation à New York. C’est le représentant permanent du Burundi auprès des Nations Unies qui a transmis le document à la présidente de l’Assemblée générale, au nom du président burundais Évariste Ndayishimiye, dont le pays assure la présidence en exercice de l’Union africaine.
Cette démarche atypique s’explique par une règle peu connue du droit onusien : selon le juriste international Ousmane Kane, ancien conseiller juridique du secrétariat des Nations Unies sous Kofi Annan et Ban Ki-Moon, « une règle simple du système onusien veut qu’une candidature au poste de secrétaire général doive être présentée par un État membre, mais cet État n’est pas nécessairement le pays d’origine du candidat ».
Macky Sall et les autres prétendants au poste le plus élevé de l’ONU seront auditionnés à partir du 20 avril 2026. Chaque candidat disposera de trois heures lors de ces auditions ouvertes au public, une étape clé dans le processus de sélection du futur successeur d’António Guterres.Le processus se poursuivra ensuite avec des votes à bulletin secret au sein du Conseil de sécurité à la mi-2026, avant une recommandation officielle à l’Assemblée générale.
Un profil diplomatique reconnu, des atouts pour l’Afrique
Né le 11 décembre 1961 à Fatick, ingénieur géologue de formation, Macky Sall a présidé le Sénégal de 2012 à 2024. Il a occupé la présidence tournante de l’Union africaine, plaidé pour la réforme de la finance mondiale, et a été l’un des architectes du dialogue entre l’Afrique et les institutions de Bretton Woods. Durant sa présidence de l’Union africaine en 2022, il s’était notamment illustré en plaidant pour un meilleur accès des pays africains aux droits de tirage spéciaux du FMI et pour une représentation permanente de l’Afrique au Conseil de sécurité de l’ONU.
Une candidature qui divise profondément au Sénégal
Si plusieurs dirigeants africains soutiennent cette candidature, elle suscite une vive opposition au sein même du Sénégal. Le député Pastef Guy Marius Sagna a déclaré sur RFI : « Le président Macky Sall a du sang sur les mains. Une centaine de martyrs assassinés pour avoir refusé le troisième mandat, sans compter la dette cachée. Donc, oui, il ne peut pas être un modèle pour être secrétaire général de l’ONU ».
À l’Assemblée nationale, le député El Hadj Ousmane Fall a exprimé une opposition catégorique, affirmant que l’ancien chef de l’État « ne mérite pas une place à l’ONU ».
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