
C’est depuis son siège de Libreville que le Syndicat national des travailleurs du secteur social (Synatrass) a convoqué la presse ce jeudi 07 mai 2026. Son secrétaire permanent, Roger Ondo Abessolo, figure aguerrie du paysage syndical gabonais, a livré une charge sans concession contre le déroulement et les résultats provisoires des toutes premières élections professionnelles jamais organisées sur le sol gabonais. Pour ce responsable, le scrutin est irrémédiablement compromis par une série de manquements flagrants qui en vicient la substance et en altèrent profondément la légitimité.
À mesure que les jours s’écoulent depuis la clôture du vote, le climat social se dégrade à vue d’œil au sein des administrations publiques. Les griefs s’accumulent et se densifient, alimentant une sourde exaspération. Le fossé béant entre les dispositions réglementaires censées encadrer le scrutin et les pratiques effectivement constatées sur le terrain constitue, aux yeux du leader syndical, un premier motif d’invalidation insurmontable.

« Qu’est-ce qui peut justifier que les 983 suffrages recueillis par le Synatrass soient ramenés à 956 ? », s’est-il interrogé avec véhémence. Quand certains syndicats connaissent un bon quantitatif. Roger Ondo Abessolo s’étonne par ailleurs que la quasi-totalité des leaders syndicaux aient coaliseé leurs forces derrière une même organisation plutôt que de briguer individuellement la représentativité — occultant ainsi toute photographie fidèle du paysage syndical national.
Le secrétaire permanent, visiblement ulcéré, a également mis en cause l’afflux de ressources financières considérables dont aurait bénéficié l’un des syndicats du ministère des Affaires sociales, des fonds dispatchés jusque dans les contrées les plus reculées du territoire. L’origine et la légitimité de ces moyens demeurent enveloppées d’un épais voile d’opacité. Pour Roger Ondo Abessolo, ces éléments convergents attestent sans ambiguïté que le scrutin auraient servi d’autres desseins que la défense authentique des intérêts des travailleurs.
Fort de ce réquisitoire circonstancié, et face aux intimidations que subiraient certains agents du ministère ayant eu l’audace de porter leur suffrage sur le Synatrass, le secrétaire permanent prend solennellement l’opinion nationale à témoin. Il dénonce des procédés qu’il n’hésite pas à qualifier d’imposture et met en garde contre les dérives que de tels agissements pourraient engendrer sur le corps social.
Dans la même lancée, il a confirmé avoir officiellement déposé un recours en annulation du scrutin au sein du département ministériel des Affaires sociales, estimant que les irrégularités accumulées en rendent la validation juridiquement intenable.
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