
Dans un entretien publié ce lundi 16 mars 2026 par le quotidien L’Union, le président de la Haute Autorité de la Communication (HAC) a fermement justifié la suspension de plusieurs plateformes numériques au Gabon, après le rejet, le 11 mars dernier, par la Cour constitutionnelle d’un recours en annulation. Germain Ngoyo Moussavou considère que l’ex-Premier ministre Alain-Claude Bilie-By-Nze, qui a saisi le tribunal de Libreville sur le même dossier, se fait le porte-voix d’une « minorité tapageuse ».
Cela fait près d’un mois que les réseaux sociaux sont officiellement inaccessibles sur le territoire, malgré les subterfuges employés par les citoyens — VPN et autres contournements techniques. Parmi les voix qui se sont élevées avec vigueur contre cette mesure toujours en vigueur figure celle de Bilie-By-Nze, ancien chef du gouvernement sous Ali Bongo et président du parti Ensemble pour le Gabon (EPG). Depuis, communiqués, actions judiciaires et déclarations publiques alimentent la polémique. La dernière en date est l’intervention de Ngoyo Moussavou, qui, dans les colonnes de nos confrères, houspille sans ménagement l’enfant de Makokou (Ogooué-Ivindo).
Questionné sur la démarche du leader de l’EPG, Germain Ngoyo Moussavou adopte un ton à la fois mesuré et caustique : «Nous sommes respectueux de l’État de droit. Il faut laisser la justice faire son travail» Puis, plus tranchant : « Nous disons que la HAC a pris une décision conformément à la loi qui encadre son fonctionnement et ses missions, n’en déplaise à celui qui a porté plainte. Il est dans son rôle de porte-parole de la minorité bruyante. La majorité silencieuse, elle, plus responsable, comprend que la décision de suspendre était nécessaire, salutaire pour prendre le temps d’encadrer juridiquement l’usage des réseaux sociaux au Gabon, pour qu’ils cessent d’être le terreau de dangers ambulants.»
Le président de la HAC maintient donc que la décision visait à juguler les dérives constatées sur ces espaces virtuels, reflet de la volonté de l’instance de régulation de conserver la mesure jusqu’à l’adoption d’un cadre plus rigoureux. Pour bon nombre de Gabonais, néanmoins, les arguments invoqués demeurent peu convaincants.
Le président de la HAC maintient donc que la décision visait à juguler les dérives constatées sur ces espaces virtuels, reflet de la volonté de l’instance de régulation de conserver la mesure jusqu’à l’adoption d’un cadre plus rigoureux. Pour bon nombre de Gabonais, néanmoins, les arguments invoqués demeurent peu convaincants.
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