
fonction en qualité de nouveau ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Edgard Moukoumbi, réputé pour son franc-parler, a dévoilé une série de réformes d’envergure pour son département. Le secteur religieux, régulièrement pointé du doigt ces dernières années, figure en tête de ses priorités.
Un extrait de son intervention circule sur les réseaux sociaux depuis le début de l’après-midi. Sans détour, le ministre annonce un véritable chantier dans les lieux de culte. Pour lui, la protection de la population, et particulièrement celle de la jeunesse, n’est plus négociable : « Il nous faut protéger nos citoyens. Ce sont devenus, ils sont la proie de beaucoup de fléaux actuellement. Nous allons aller réglementer les églises de réveil, nous allons aller chercher à regarder ce qui se passe là-dedans. Nos enfants, non, ils sont perdus. Au lieu d’aller travailler, on est à l’église matin, midi, soir. À quel moment on travaille ? », s’est-il interrogé.
Pour le ministre, l’ère de l’enrichissement illicite dissimulé derrière le nom de Dieu doit prendre fin. Il entend mettre un terme à ces pratiques et soumettre le secteur à des règles claires, sur le modèle des autres professions encadrées : « Nous arrêtons ça. L’officine, c’est réglementé. L’école, c’est réglementé. Parce que pour ouvrir un cabinet médical, il faut avoir notre agrément. Il faut être certifié médecin, pareil pour une pharmacie, pareil pour les églises, on va réglementer tout ça. Nous sommes un État de droit. Notre pays, ce n’est pas une passoire ».
Par ces déclarations sans ambiguïté, Edgard Moukoumbi affiche la couleur : son passage au ministère de l’Intérieur s’annonce placé sous le signe de la fermeté et de l’assainissement.