
Mardi 13 octobre, à Libreville, le collectif des habitants de Marseille 2 a de nouveau fait entendre sa voix pour dénoncer l’installation, en pleine zone résidentielle, de la société Mégador, une unité de production de béton prêt à l’emploi. Reçus par Geoffroy Foumboula Libeka Makosso, vice-président du CESEC et représentant de la société civile, qui avait déjà porté ce dossier à l’Assemblée nationale en 2024, les riverains réclament la délocalisation pure et simple de cette activité industrielle, génératrice de nuisances sonores, de pollution et de poussière de ciment.
Selon le collectif, l’entreprise, présentée comme la propriété d’un opérateur chinois, aurait obtenu l’autorisation de s’implanter sur ce site. Une décision qui interroge, d’autant que les habitants affirment avoir alerté la mairie d’Akanda, le ministère de l’Environnement, le ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme et celui de l’Intérieur, sans effet concret à ce jour. Pour Geoffrey Foumboula, membre de la société civile et 2 ème vice-président du Conseil économique social environnemental et culturel, le constat est amer : l’opérateur serait « tellement puissant » qu’aucune des autorités saisies, depuis des années pour certaines, ne se résout à l’inviter à quitter les lieux.
Le représentant de la société civile s’étonne surtout de l’absence de garde-fous. « Une activité de cette nature ne peut être autorisée sans étude d’impact », souligne-t-il, avant de s’interroger sur la sérieux de l’évaluation qui aurait pu être menée pour une installation aussi polluante au cœur d’un quartier d’habitation. Son image est sans détour : « Une usine de cette nature en pleine zone résidentielle, c’est comme si CIM-Gabon menait ses activités entre les maisons de la cité Likouala. » Au-delà des riverains, c’est, selon lui, tout l’environnement qui se trouve menacé : « la vie des populations environnantes » est en jeu.
Une équipe d’organisations de la société civile s’est désormais saisie du dossier et doit saisir cette semaine le maire de la commune d’Akanda. Le collectif entend ainsi faire pression pour que la question, qu’il estime réglée à tort, revienne au premier rang des priorités locales.