Mont-Bouët : l’AGASA resserre l’étau sur les abattages clandestins et dangereux pour la population

Le vendredi 9 octobre, les équipes de l’Agence gabonaise de sécurité alimentaire (AGASA) ont poursuivi leur progression dans les moindres recoins du marché de Mont-Bouët. Leur mission : débusquer les opérateurs qui exercent en marge des règles d’hygiène et de sécurité sanitaire, et qui font peser une menace silencieuse sur les familles qui fréquentent ce lieu de vie et d’échanges.

Sur le terrain, la découverte est glaçante. Une aire d’abattage fonctionnait dans des conditions d’insalubrité absolument inadmissibles. L’environnement, les méthodes de travail et le matériel utilisé ne répondaient à aucune des exigences sanitaires minimales. Ici, la viande est travaillée dans un climat de négligence qui n’a rien d’anodin : chaque manquement constitue une porte ouverte aux contaminations et aux maladies d’origine alimentaire.

Mais au-delà du cas constaté, c’est une tendance préoccupante qui se dessine. L’AGASA met désormais en garde, avec fermeté, les opérateurs qui persistent à ignorer les règles sanitaires, malgré les rappels à l’ordre et les interpellations. Derrière la recherche d’un profit rapide se cache un coût humain que personne ne devrait accepter : celui d’une population exposée, parfois à son insu, à des risques sanitaires évitables.

Cette opération rappelle une vérité simple et incontournable : l’hygiène n’est pas une option commerciale, mais une obligation collective. Les contrôles se poursuivent, et les autorités entendent bien que chaque étal, chaque couteau et chaque carcasse soit conforme aux normes en vigueur. La santé des consommateurs n’est pas négociable.

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