Gabon: Quand l’essence et le gasoil se font rares, les conséquences s’étendent bien au-delà des pompes

À Libreville, l’approvisionnement énergétique vacille. Après plusieurs jours de tension sur le gasoil, c’est désormais l’essence qui déserte progressivement les stations-service du Grand Libreville—engendrant une cascade de perturbations qui cristallisent les fragilités urbaines.

Après l’eau potable et le courant électrique, l’énergie fossile vient compléter le tableau des manquements infrastructurels. Une capitale qui s’essouffle progressivement. Automobilistes et chauffeurs de taxi font face à des délais interminables pour ravitailler leurs véhicules. Le phénomène s’est intensifié ce 6 octobre 2026, notamment au rond-point de Nzeng-Ayong, où les files bloquent l’accès à l’une des dernières stations encore alimentées.

Cette raréfaction de l’offre de transport urbain ajoute une couche supplémentaire aux embouteillages chroniques de la capitale.

La crise ne se limite pas aux pompes. Retards professionnels, trajets rallongés, ralentissements d’activités : les effets collatéraux s’élargissent à chaque heure qui passe. Pour de nombreux travailleurs, quelques minutes à la pompe peuvent désormais signifier des heures perdues sur la route.

Le gouvernement a amorcé une reprise progressive de la distribution de gasoil. Cependant, les stocks demeurent précaires, et la tension sur l’essence expose la vulnérabilité d’une capitale confrontée à des déficits récurrents.

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