Six pays, un seul homme : Viannet Okouma M’Angha, l’atout pétrolier que l’Afrique se dispute

Né à Okondja, dans le Haut-Ogooué, Viannet Okouma M’Angha incarne une trajectoire gabonaise peu commune. Son itinéraire professionnel l’a mené de Gamba à Abou Dhabi, en passant par Calgary et Port-Gentil. Binational, gabonais et canadien, cet ingénieur a forgé sa carrière sur quatre continents. Il a récemment quitté VAALCO Gabon, où il occupait le poste d’Administrateur directeur général exécutif. Son profil suscite désormais un intérêt qui dépasse largement les frontières gabonaises, convoité par plusieurs compagnies étrangères aux ambitions affirmées.

Dès 1998, Shell International le recrute à Gamba comme ingénieur de surveillance des puits. Il gravira ensuite les échelons au Gabon, aux Pays-Bas, au Nigeria, au Canada et aux États-Unis. À Port-Harcourt, il pilote une équipe de quinze ingénieurs « subsurface » originaires de plusieurs pays africains. Cette expérience nigériane assoit durablement sa réputation dans toute la sous-région pétrolière, attirant déjà les regards de la Guinée Équatoriale et de l’Angola voisins — deux poids lourds de la production dans le golfe de Guinée, qui observent son ascension avec un intérêt non dissimulé.

TotalEnergies Canada lui confie ensuite les études thermiques du permis Griffon, à Calgary. Shell Canada Energy le nomme expert mondial en analyse transitoire de pression, à la tête d’une équipe de dix collaborateurs et d’un budget annuel d’un million de dollars. Entre 2012 et 2013, Shell USA lui confie les rênes du champ géant de Tioga, chantier pétrolier américain qui prévoit près de deux mille puits au total. Son profil de manager stratégique s’impose alors durablement sur la scène internationale, du Canada jusqu’au Moyen-Orient — une ascension que plusieurs observateurs du secteur énergétique mondial saluent déjà comme remarquable.

La Gabon Oil Company le rappelle ensuite au pays pour structurer ses actifs nationaux. Il participe directement à la rédaction du Code des hydrocarbures gabonais de 2014. « Ce texte a modernisé notre cadre fiscal pétrolier », rappelle la Gabon Oil Company dans ses archives. Cette contribution renforce durablement sa crédibilité auprès des régulateurs de toute l’Afrique centrale. Le Congo et l’Angola scrutent alors de près cette réforme gabonaise, saluée par plusieurs experts régionaux du secteur, et que des juristes d’affaires internationaux citent aujourd’hui encore en exemple.

ADNOC l’intègre à Abou Dhabi entre 2019 et 2023 pour piloter sa stratégie 2030. « Une production amont plus rentable et durable reste notre priorité », précise ADNOC dans son rapport stratégique. Il intervient également comme expert technique auprès de l’OPEP, pour le compte des Émirats. Depuis 2023, et jusqu’en août 2026, il dirigeait VAALCO Gabon SA, dont la production atteignait 18 000 barils par jour. Le budget combiné de l’entreprise dépasse désormais 450 millions de dollars annuels — un record pour le groupe.

Ce succès émirati attire aussitôt l’attention de la Namibie et de la Tanzanie, deux pays qui développent actuellement leurs propres bassins pétroliers offshore prometteurs. Plusieurs cabinets de recrutement évoquent déjà son nom pour des postes stratégiques régionaux. Son expertise en hydrocarbures non conventionnels demeure rare sur le continent africain — une compétence qui correspond exactement aux besoins techniques des nouveaux producteurs est-africains, ainsi qu’aux ambitions des compagnies occidentales installées localement. Le reste du monde énergétique observe désormais, lui aussi, ce profil rare avec un intérêt grandissant.

La formation de l’ingénieur Viannet Okouma M’Angha s’appuie sur deux institutions britanniques prestigieuses et reconnues mondialement. En 1997, il décroche un BSc avec mention très honorable à University College London, avant de poursuivre à Imperial College London par un MPhil en génie pétrolier. Un doctorat en mécanique des fluides couronne son parcours universitaire en 2001. « Sa densité académique demeure exceptionnelle pour son époque », souligne un ancien professeur d’Imperial College London. Ce socle académique explique aujourd’hui sa crédibilité auprès des recruteurs internationaux.

Ses compétences couvrent l’ingénierie des réservoirs et la modélisation stratégique avancée. Il maîtrise également les relations gouvernementales et la planification budgétaire complexe. « Ce profil polyvalent reste recherché par les compagnies nationales africaines », observe la Society of Petroleum Engineers Gabon. Le Nigeria, le Congo et la Guinée Équatoriale multiplient ainsi les sollicitations discrètes, tandis qu’ailleurs dans le monde, plusieurs majors internationales suivent également sa trajectoire avec un intérêt manifestement croissant chaque année.

Ainsi, ce parcours illustre l’excellence technique que produit aujourd’hui l’Afrique. Le Nigeria, le Congo, l’Angola, la Guinée Équatoriale, la Namibie et la Tanzanie se disputent désormais l’expertise reconnue de l’ingénieur Viannet Okouma M’Angha. Cet ingénieur gabono-canadien incarne désormais un modèle mondial de leadership énergétique, admiré bien au-delà du continent africain.

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