[Afrique] Climat morose en Afrique du Sud : le Gabon rapatrie 28 de ses ressortissants

Vingt-huit compatriotes gabonais ont foulé le tarmac de l’aéroport de Libreville ce mercredi 19 août 2026, au terme d’une opération de rapatriement volontaire orchestrée par le gouvernement gabonais depuis l’Afrique du Sud, où la question migratoire embrase depuis plusieurs mois le climat social et sécuritaire du pays.

Soucieux de la sécurité de ses compatriotes établis au pays de Nelson Mandela, le Président de la République, Chef de l’État et Chef du Gouvernement, Brice Clotaire Oligui Nguema, a instruit sans délai le Ministère des Affaires Étrangères de déployer les dispositions nécessaires afin de garantir la protection et la sécurité des ressortissants gabonais présents sur le sol sud-africain. Un geste qui traduit, une fois de plus, la vigilance du Chef de l’État à l’endroit de la diaspora gabonaise, où qu’elle se trouve.

Traduisant en actes ces très hautes directives présidentielles, la Ministre des Affaires Étrangères, de la Coopération, chargée de l’Intégration et de la Diaspora, Marie-Edith Tassyla-Ye-Doumbeneny, a mobilisé le Haut-Commissariat du Gabon en Afrique du Sud. Objectif : assurer un suivi rapproché de la situation sécuritaire et accompagner, avec diligence, les compatriotes ayant exprimé le souhait de regagner la terre natale.

Vingt-huit compatriotes de retour au bercail

Concrétisation de cette opération de rapatriement volontaire, 28 compatriotes ont foulé le tarmac de Libreville ce mercredi 19 août 2026, mettant un terme à leur séjour incertain en terre sud-africaine. Un retour synonyme de soulagement pour ces familles gabonaises désormais à l’abri des tensions qui embrasent le pays hôte.

Un contexte sud-africain sous haute tension

Depuis le printemps 2026, plusieurs métropoles sud-africaines sont le théâtre de mobilisations hostiles aux populations étrangères en situation irrégulière. Les campagnes anti-immigration, portées par des collectifs nationalistes, se sont multipliées, entretenant un climat de suspicion et de défiance à l’endroit des ressortissants subsahariens. Cette atmosphère délétère, nourrie par une crise socio-économique persistante et de profondes inégalités, a déjà contraint plusieurs nations du continent — Ghana, Nigeria, Malawi, Mozambique — à organiser des opérations de rapatriement pour soustraire leurs ressortissants à cette spirale d’hostilité.

La Médiane est le premier média à avoir traité de cette information.

Quitter la version mobile