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[Gabon] Affaire Billie Bi Nze : le MGG de Christian Mermance N’nang Nsome appelle à la libération de l’ancien Premier ministre

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Le dossier judiciaire d’Alain Claude Billie By Nze reprend une résonance particulière. Dans une déclaration abondamment relayée sur les réseaux sociaux ce 12 août 2026, Christian Mermance N’nang Nsome, président du Mouvement pour la Grandeur du Gabon (MGG), a plaidé pour la remise en liberté de l’ancien chef du gouvernement sous Ali Bongo Ondimba, aujourd’hui à la tête du parti d’opposition Ensemble pour le Gabon (EPG). L’intéressé demeure, à ce jour, en détention préventive à la maison d’arrêt de Libreville.

Si certains observateurs considèrent que le dossier de l’ancien Premier ministre est déjà relégué au second plan, d’autres estiment au contraire qu’il mérite une attention renouvelée. Parmi eux figure Christian Mermance N’nang Nsome, lui-même passé par les geôles de la prison centrale de Libreville avant d’obtenir un non-lieu. Fort de cette expérience carcérale et des épreuves qu’elle inflige, tant à l’intéressé qu’à son entourage, il interpelle les autorités en faveur d’un « compatriote ».

Un soutien affiché au pouvoir, mais une exigence de vigilance

Se revendiquant fervent soutien du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, et membre affirmé de la majorité présidentielle, le président du MGG ne renonce toutefois pas à son devoir d’alerte lorsque la situation l’exige.

« Le positionnement politique actuel du MGG ne souffre d’aucune ambiguïté. Comme nous l’avons fait au lendemain du Coup de Libération, lors du référendum constitutionnel et pendant les élections présidentielles 2025, nous nous tenons aux côtés de Son Excellence Brice Clotaire Oligui Nguema et du peuple gabonais », a-t-il martelé, avant de préciser que cette double fidélité — au chef de l’État comme à la nation — écarte tout soupçon d’inféodation aveugle.

« Ces deux positionnements combinés nous interdisent d’être des Kounabelistes, car nous sommes des nationalistes et des vrais patriotes engagés », a-t-il ajouté, avant de formuler sa demande sans détour : la libération pure et simple d’Alain Claude Billie By Nze.

Une démarche présentée comme un combat pour la justice

Le leader du MGG s’en défend : son initiative ne vise nullement à protéger un homme en particulier, mais à incarner ce qu’il aurait lui-même espéré de la classe politique et de la société civile lorsqu’il fut, selon ses termes, « illégalement et injustement retenu captif » à la prison centrale de Libreville durant près de sept mois.

Il y voit un enjeu plus large : la sauvegarde de la justice et la préservation des acquis démocratiques, arrachés au prix de lourds sacrifices par les 102 formations politiques du pays, dont plusieurs sont aujourd’hui menacées de dissolution en vertu de la nouvelle loi encadrant les partis politiques.

Évoquant les séquelles durables de son propre emprisonnement — matérielles, familiales et sanitaires — Christian Mermance N’nang Nsome dénonce l’indifférence de ceux qui, selon lui, disposent du sort d’autrui sans en assumer les conséquences. Il en appelle directement aux magistrats gabonais, les exhortant à faire preuve, à l’égard de Billie By Nze, de la même responsabilité dont ils avaient fait montre dans son propre dossier.

« Hier c’était moi, aujourd’hui c’est Billie By Nze »

Conscient des risques d’ostracisme que peut entraîner une telle prise de position, dans un climat politique tendu où la liberté d’expression frôle parfois l’accusation de trouble à l’ordre public, le président du MGG assume néanmoins sa sortie publique. « Je ne peux me taire, au risque d’être complice devant Dieu et devant l’histoire », a-t-il conclu, formulant une interrogation lourde de sens : « Hier c’était moi, aujourd’hui c’est Billie By Nze ; à qui le tour demain ? »

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