[Gabon] Festivités du 17 et 30 août : Christian Mermance N’nang Nsome exhorte le gouvernement à replacer la culture au cœur des célébrations

Le 27 juillet 2026, dans une déclaration de presse de Christian Mermance N’nang Nsome, le président fondateur du Mouvement pour la Grandeur du Gabon (MGG) a formulé plusieurs propositions. Il souhaite mettre davantage en lumière la culture du pays. Il refuse que les célébrations d’août se limitent à de simples symboles annuels.

Le fondateur du MGG pose un principe fort : l’identité nationale fonde le patriotisme. Sans elle, aucune indépendance véritable, aucune démocratie solide et aucun développement durable ne peuvent exister. Ancien prisonnier politique, Christian Mermance N’nang Nsome dresse un constat sévère. Selon lui, le mal touche en profondeur la société gabonaise : de nombreux Gabonais n’aimeraient plus leur propre pays.

Trois dates, un même appel à l’action

Le MGG est un parti nationaliste membre de la mouvance présidentielle. À l’approche des festivités d’août 2026, il exhorte le gouvernement à hisser trois rendez-vous au-dessus du simple folklore : le 9 août, Journée nationale du Drapeau ;le 17 août, Fête de l’indépendance et le 30 août, Journée nationale de la Libération.

Le mouvement réclame des mesures fortes. Elles doivent ancrer le patriotisme dans l’opinion publique, parachever l’indépendance totale du pays et affranchir pleinement sa démocratie et son développement.

Sept propositions concrètes pour le Gabon

Ancien candidat à la mairie du 3ᵉ arrondissement, Christian Mermance N’nang Nsome soumet sept idées majeures au gouvernement à savoir: Instaurer une langue nationale, choisie parmi le fang, le punu ou le nzébi, et parlée par tous les Gabonais. Ensuite, voter une loi sur la politique culturelle nationale, consacrant 5 % du budget national à la culture et aux arts.

Il propose de mettre en place une préférence nationale, via un quota de 90 % pour la consommation et la diffusion de la culture gabonaise : musique, danse, tenue vestimentaire, gastronomie.Réviser ou rompre les accords de coopération jugés hostiles au développement du pays. Autre point, nationaliser ou « gaboniser » les entreprises des secteurs stratégiques. La refondation en profondeur le système éducatif et de formation gabonais n’est pas mise de côté . Enfin, libérer les prisonniers détenus abusivement ou victimes d’erreurs judiciaires.

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