coupe Léon Folquet : Big Man Okala s’impose sur le podium avec quatre ors et cinq argents

Le gymnase Le Phoenix, niché aux abords du palais de justice de Libreville, a vécu dimanche dernier au rythme sourd des impacts et des cris de kihap. La 3ᵉ édition de la coupe Léon Folquet, compétition réservée aux catégories d’âge allant de 8 à 14 ans, filles et garçons confondus, a une nouvelle fois transformé cette salle en arène de révélations. Et parmi les clubs qui ont tiré leur épingle du jeu, l’un d’eux a particulièrement capté les regards : Big Man Okala.

Encadrés par Amar Cissé — l’un des combattants les plus titrés du continent africain et numéro un gabonais et africain dans la catégorie des moins de 75 kg — les jeunes pensionnaires du club ont livré des prestations saisissantes. Quatre médailles d’or ont été arrachées avec autorité : Nelson André Daniel Nguema Louba, Elhy Odikouani, David Dimossi et l’unique représentante féminine du contingent doré, Délice Ndomba, ont chacun gravi la plus haute marche du podium. Le tout avec une particularité qui force l’admiration : aucun de ces athlètes ne cumule encore deux années d’entraînement.

60 % de médailles sur 15 engagés

Au-delà du métal doré, cinq médailles d’argent complètent un tableau de chasse éloquent. Aboubacar, Nolan Dimossi, Salif Traoré, Djibril Konaté et Mastan Cissé ont chacun ramené l’argent au bercail. Au total, sur les 15 athlètes engagés par le club, neuf ont décroché une récompense, soit un taux de rendement de 60 % — une performance remarquable pour une structure aussi jeune.

arbitrage contesté, image ternie

Cette moisson aurait pu être plus généreuse encore. Des erreurs d’arbitrage et quelques relents de favoritisme ont, une fois de plus, entaché la lisibilité des compétitions et alimenté les frustrations en coulisses. Ces dérives récurrentes, que la fédération tarde à éradiquer, continuent de ternir l’image d’une discipline pourtant en plein essor au Gabon.

Nonobstant ces écueils, la trajectoire du club Big Man Okala demeure exemplaire. Pour Amar Cissé, la formation ne se mesure pas au nombre d’élèves inscrits, mais à la densité de leur bagage technique et à l’intensité de leur engagement. Une philosophie que résume, avec une justesse désarmante, ce vieux adage africain : « Un lion ne met pas au monde des chats. » Le prochain rendez-vous à surveiller ? La compétition Baby Champion, où ces jeunes fauves devraient confirmer leur élan conquérant.

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