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[Gabon-Justice] décision de la cour d’appel : Bilie By Nze reste en prison

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La Cour d’appel de Libreville a tranché, mardi 2 juin 2026. La demande de nullité de procédure introduite par les avocats d’Alain-Claude Bilie By Nze a été balayée d’un revers de main, maintenant l’ancien Premier ministre derrière les barreaux de la prison centrale de Libreville. C’est du moins ce que révèle nos confrères de Gabon Actu dans leur publication de ce mercredi 03 juin 2026.

Le « niet » de la justice était, à bien des égards, prévisible. Pour la famille, le parti Ensemble pour le Gabon (EPG) et les nombreux militants qui scrutaient avec anxiété l’issue de cette audience, le verdict n’en constitue pas moins une douche glaciale supplémentaire. La Cour d’appel de Libreville a rejeté, sans ambages, l’ensemble des arguments avancés par la défense de l’ancien porte-parole de la présidence sous le régime d’Ali Bongo, écartant toute perspective de remise en liberté provisoire à court terme.

Interpellé le 16 avril 2026, Alain-Claude Bilie By Nze est visé par une enquête judiciaire portant sur des faits présumés d’abus de confiance et d’escroquerie dont l’origine remonterait à l’année 2008 — soit, il y a près de deux décennies. Une temporalité qui, précisément, se situe au cœur de la bataille juridique que livrent ses conseils.

L’argumentation des avocats de l’ancien chef du gouvernement repose sur un socle juridique qu’ils estiment solide : les faits incriminés seraient prescrits depuis 2008, rendant de fait les poursuites engagées juridiquement inopérantes, voire illégitimes. Selon leur raisonnement, poursuivre un justiciable pour des actes éteints par l’écoulement du temps revient à s’affranchir des garanties les plus élémentaires de l’État de droit.

Mais la défense ne s’est pas contentée de brandir l’argument de la prescription. Elle a également dénoncé avec force plusieurs irrégularités procédurales, invoquant des vices de forme susceptibles d’entacher l’ensemble de la procédure, contestant la solidité des qualifications pénales retenues et affirmant, en substance, que le dossier ne saurait justifier une privation de liberté aussi prolongée.

Face à ce déferlement de critiques, les autorités se retranchent derrière une posture de non-ingérence, affirmant ne porter aucune responsabilité — ni de près ni de loin — dans ce dossier judiciaire.

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