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[Gabon – Politique] Justine Judith Lekogo déclare la guerre aux « titres fonciers » dans les nominations publiques

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Dans une déclaration fracassante, largement relayée sur les réseaux sociaux ce mardi 26 mai 2025, Justine Judith Lekogo, députée à l’Assemblée nationale représentant le deuxième arrondissement de Franceville (province du Haut-Ogooué) pour le compte de l’Union démocratique des bâtisseurs (UDB), a vigoureusement interpellé ces compatriotes qui s’accrochent à leurs postes de nomination comme à des prérogatives immuables — au mépris du principe cardinal de continuité de l’État.

L’élue a tiré à boulets rouges sur cette mentalité de propriétaires de la fonction publique, qui gangrène, selon elle, la bonne marche des institutions gabonaises.« La nomination à une fonction publique n’est pas un acquis éternel, mais une mission de service temporaire au profit de la Nation. Être nommé aujourd’hui et relevé demain de ses fonctions fait partie du fonctionnement normal des institutions. Chaque responsable, avant sa nomination, avait déjà une profession, une administration d’origine ou une activité à laquelle il peut retourner avec dignité et expérience », a-t-elle martelé avec une franchise désarmante.

La maturité institutionnelle érigée en vertu civique

Poursuivant sa réflexion avec une éloquence assumée, la parlementaire a plaidé pour une culture administrative plus sereine et plus républicaine :« Au lieu de condamner systématiquement les changements administratifs, apprenons à comprendre que l’État fonctionne sur le principe de la continuité et du renouvellement. Servir à un poste est un honneur, mais accepter la relève avec maturité est également une preuve de responsabilité et de grandeur. La fonction passe, mais la compétence, l’expérience et la valeur de la personne demeurent ».

Cette sortie retentissante de Justine Judith Lekogo intervient dans un contexte politique gabonais marqué par de profondes mutations institutionnelles. Elle illustre, avec une acuité remarquable, la nécessité de bâtir une administration débarrassée des réflexes féodaux, où la fonction cesse d’être perçue comme un fief et redevient ce qu’elle n’aurait jamais dû cesser d’être : un service rendu à la Nation.

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