
Libreville, 19 mai 2026 — Le bras de fer entre les enseignants-chercheurs de l’Université Omar Bongo et les autorités de tutelle entre dans une nouvelle phase critique. Réunis ce mardi en assemblée générale, les membres du Syndicat national des enseignants-chercheurs (SNEC-UOB) et de la FRAPES ont voté à la majorité le maintien de la suspension des examens. En cause : le non-paiement des vacations, malgré des engagements formels pris au plus haut niveau.
La semaine dernière, une rencontre entre le président du SNEC-UOB, Mathurin Ovono Ebe, et le ministre de l’Enseignement supérieur avait semblé ouvrir une sortie de crise. Le démarrage du paiement des vacations avait été annoncé pour le lundi suivant. En signe de bonne foi, les enseignants-chercheurs avaient alors consenti à une suspension temporaire de leur mouvement, le temps de vérifier le respect de cet engagement.
Mais lundi est passé, et aucun virement n’a été enregistré. Pour les syndicalistes, le constat est sans appel : les assurances données par le gouvernement n’ont, une fois de plus, pas été suivies d’effets.

Un durcissement assumé
Face à cette nouvelle déconvenue, l’assemblée générale a décidé de reprendre et de maintenir la suspension des examens jusqu’à la finalisation de l’audit financier actuellement en cours. Plus question, désormais, d’accepter un règlement au compte-gouttes, établissement par établissement. Les enseignants-chercheurs exigent un paiement intégral et simultané pour l’ensemble des départements concernés
Cette position traduit une rupture profonde de confiance. Après plusieurs cycles d’annonces non tenues, le corps enseignant refuse de se satisfaire de nouvelles promesses verbales. Mathurin Ovono Ebe le formule clairement : une reprise rapide reste possible, à condition que l’audit soit bouclé et le paiement effectivement déclenché. À défaut, la suspension se prolonge.

Une fin d’année académique sous haute tension
Les conséquences pour les étudiants sont directes et immédiates. C’est toute la clôture de l’année académique qui se retrouve suspendue à des arbitrages administratifs et financiers dont l’issue reste incertaine. Des milliers d’étudiants gabonais voient leurs examens repoussés à une date indéterminée, pris en otage d’un conflit qui les dépasse.
Mais la portée du mouvement va au-delà des vacations impayées. La fermeture symbolique du portail de l’université envoie un signal politique fort : celui d’un corps enseignant qui entend faire pression sur les pouvoirs publics jusqu’à l’obtention de résultats concrets. Ce que ce conflit met à nu, en définitive, c’est une défaillance structurelle du dialogue social dans l’enseignement supérieur gabonais — un système où la parole institutionnelle ne suffit plus à garantir la paix sociale.
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