
À l’occasion de la Fête internationale du Travail, célébrée chaque premier jour du mois de mai, Roger Ondo Abessolo, Président intérimaire de Dynamique Unitaire — l’une des centrales syndicales les plus influentes et les plus représentatives du pays — a délivré un message cinglant dans une vidéo abondamment relayée sur les réseaux sociaux. Pour le syndicaliste, ce 1er mai, qui aurait dû incarner un moment de convergence solennelle entre les autorités et le monde du travail, s’est révélé tristement en deçà des attentes.
« Ce premier mai 2026 aurait pu être le meilleur des trois dernières éditions de la Fête du Travail. Hélas, nous vivons malheureusement un 1er mai terne et fade », a-t-il martelé avec une franchise désarmante. Les causes, selon lui, sont aussi limpides qu’accablantes. Il pointe en premier chef la désorganisation criante des élections professionnelles : « Les élections professionnelles sont mal organisées, entachées d’irrégularités. Des élections qui n’honorent ni les travailleurs, ni le gouvernement gabonais, encore moins la Cinquième République », a-t-il lancé, visiblement habité par une déception profonde et sans précédent.
À travers cette prise de parole résolument dénonciative, le dirigeant syndical appelle de ses vœux une rectification urgente de la part de l’exécutif en matière d’organisation des scrutins professionnels — d’autant que, dès l’amorce du processus, l’ensemble de la classe syndicale avait déjà tiré la sonnette d’alarme sur les dérives annoncées. « Il revient donc au gouvernement de se ressaisir, de reconnaître ses manquements et de revenir à la raison — cette raison qui exige que l’on reprenne ces élections dans l’intégralité de leur processus », a-t-il affirmé avec fermeté. Une exigence portée par l’espoir légitime de scrutins professionnels dignes d’une République en pleine refondation.
Pleinement conscient des défaillances structurelles qui gangrènent le tissu syndical, Roger Ondo Abessolo a exhorté travailleurs et leaders syndicaux à préserver, coûte que coûte, leur intégrité. Une intégrité qui passe, selon lui, par une vigilance de tous les instants face aux sirènes de la corruption. « La dignité du travailleur gabonais réside en chacun de nous. Elle réside dans notre engagement syndical. Elle réside dans notre capacité à tourner résolument le dos à la corruption et à la dépendance excessive vis-à-vis du gouvernement », a-t-il conclu avec conviction. Avant de réaffirmer avec solennité que Dynamique Unitaire demeurera, fidèle à sa vocation fondatrice, indéfectiblement aux côtés des travailleurs — sans jamais ménager ses efforts ni transiger sur ses principes.
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