
Le dimanche 27 avril 2026, l’Union Démocratique des Bâtisseurs (UDB) a investi la commune de Kango, dans le département du Komo-Kango au Gabon, pour y déployer officiellement ses structures de base. Conduite par le Secrétaire Général Mays Mouissi et le Conseiller stratégique du Président Fondateur Séraphin Moundounga, la délégation du Secrétariat Exécutif a transformé la salle polyvalente de Kango en véritable bastion militant — militants, élus nationaux et locaux, sympathisants venus des quatre cantons du département — pour valider une ambition territoriale sans équivoque : faire de l’UDB une force politique hégémonique dans chaque quartier, chaque village, chaque canton du Gabon.
Ce n’était pas une simple formalité administrative. L’installation officielle des délégations communale, départementale et cantonales, conduite avec solennité par le Secrétaire National et Président du Groupe parlementaire UDB Julien Assoumou, sonne comme un signal adressé à l’ensemble de l’échiquier politique gabonais. Le parti du Président Fondateur Brice Clotaire Oligui Nguema structure méthodiquement sa conquête du terrain, brique après brique, territoire après territoire.

La Première Responsable politique locale, la Compagnonne Laurence Ndong — également Présidente de la Ligue des Femmes et figure incontestée de l’UDB dans le Komo-Kango — a posé les chiffres sur la table avec une précision redoutable : victoire du « Oui » au référendum, performances remarquables à la présidentielle, hégémonie aux législatives et aux locales, majorité absolue au Conseil départemental. Un bilan électoral qui ne laisse aucune place au doute sur la domination du parti dans le département. Et pour les prochaines échéances, l’objectif est clairement affiché : reprendre la mairie de Kango.
Discipline, vigilance et conquête : les trois piliers du discours politique
Le Conseiller stratégique Séraphin Moundounga n’a pas mâché ses mots face aux responsables fraîchement investis. Son message, direct et sans ornements superflus : rigueur dans l’exercice des fonctions, discipline dans les rangs, adhésion stricte aux valeurs et aux textes fondateurs du parti. Il a également mis en garde contre un péril moderne devenu une arme politique redoutable — la désinformation sur les réseaux sociaux — rappelant avec fermeté le cadre réglementaire gabonais qui en encadre l’usage.
Mays Mouissi, en Secrétaire Général rompu aux batailles politiques, a clôturé les prises de parole avec une feuille de route sans ambiguïté. Intensifier la présence de terrain. Élargir le maillage du parti jusqu’aux villages les plus reculés. Faire des statuts et règlements de l’UDB non pas un document de référence poussiéreux, mais le vade-mecum vivant de chaque militant, garant de la cohésion et de l’efficacité collective. Un discours de conquête, calibré pour transformer l’élan militant en résultats électoraux mesurables.

Ce déplacement à Kango n’est pas un événement isolé. Il s’inscrit dans une campagne nationale d’installation des structures de base, un chantier politique de grande ampleur qui révèle la stratégie profonde du parti : ne laisser aucun territoire sans présence organisée, transformer chaque commune en relais d’influence, et préparer méthodiquement les prochaines batailles électorales. En politique, celui qui contrôle le terrain contrôle le scrutin. À Kango, l’UDB vient d’en apporter la démonstration.
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