
Tachkent, Ouzbékistan — 13 avril 2026. Le Martial Arts Sports Complex de la Cité Olympique ouzbèke s’embrase sous les assauts de la jeunesse mondiale. Du 12 au 17 avril, 986 combattants issus de 115 nations, nés entre 2009 et 2011, se disputent la suprématie planétaire dans dix catégories masculines et dix féminines. Un record d’engagement qui érige cette édition en pierre angulaire vers les Jeux Olympiques de la Jeunesse de Dakar 2026
Unique amazone gabonaise engagée ce 12 avril en -55 kg, Joinika Kowengué a offert une prestation d’une rare intensité face à la Mongole Bayarbaatar Khus. Impériale d’entrée, la Panthère s’empare du premier round avec une lucidité chirurgicale et une science du timing qui musèlent son adversaire. Le vent tourne pourtant : la seconde reprise lui échappe de justesse, avant qu’un troisième round épique, haletant, disputé point par point, ne scelle une défaite crève-cœur 1-2.
Une désillusion comptable, mais une démonstration de caractère qui hisse la jeune prodige au rang des révélations du tournoi. La Fédération Gabonaise de Taekwondo avait d’ailleurs sonné la mobilisation sur ses canaux officiels : « Courage et bonne chance à notre cadette »
La relève gabonaise entre en scèneL’odyssée tricolore se poursuit. C’est désormais au tour de Boulochi Claude et Mouandza Hans Neige de fouler les tatamis de Tachkent. Leur explosivité, leur fougue et leur sens tactique sont attendus pour faire rugir le vert-jaune-bleu au cœur de l’Asie centrale. L’encadrement national mise sur leur faim de podium pour prolonger l’élan insufflé par Kowengué.
Entre cérémonies fastueuses et affrontements d’orfèvres, la capitale ouzbèke confirme son statut d’épicentre martial. Pour Chungwon Choue, président de World Taekwondo, ces joutes « constituent une plateforme vitale pour détecter et façonner la prochaine génération d’élite ».
Le Gabon, meurtri mais debout, n’a pas abdiqué. Si le métal s’est dérobé à Kowengué, l’honneur, la pugnacité et la promesse d’un avenir flamboyant, eux, sont déjà gravés. Place à Boulochi et Mouandza : que les tatamis résonnent.