[Gabon-Société] Un jeune homme retrouvé mort et décapité près des rails d’Owendo : Comme un sentiment de « déjà-vu »

C’est une affaire qui glace le sang et bouleverse l’opinion gabonaise depuis le début de cette semaine. Le corps sans vie de Serges Mignon Bonaventure Baôtse, jeune homme de 22 ans, a été exhumé de l’obscurité des rails d’Akournam, dans le 2ᵉ arrondissement de la commune d’Owendo, dans des circonstances d’une violence inouïe : la victime avait été décapitée. Depuis, les Officiers de police judiciaire (OPJ) des Forces de police nationale (FPN) ont serré l’étau autour de deux individus présumés complices, désormais placés en garde à vue.

Selon le quotidien L’Union dans sa publication de ce mardi 31 mars 2026, les deux mis en cause — dont l’identité et la nationalité demeurent sous scellés — auraient côtoyé la victime la veille du drame, un élément capital qui aiguille d’emblée les enquêteurs vers la piste du meurtre prémédité. L’affaire, officiellement qualifiée de « crime s’apparentant à un assassinat », a déclenché une onde de choc sans précédent, exacerbée par la propagation fulgurante, sur les réseaux sociaux, d’images d’une crudité insoutenable. Des clichés macabres qui ont sidéré les internautes et enflammé les débats sur la sécurité publique.

Face à l’ampleur de l’horreur, les limiers des FPN ont enclenché une procédure d’investigation minutieuse, passant au crible chaque témoignage, chaque indice, chaque fragment de vérité susceptible de lever le voile sur ce crime abject.

Même prénom , Même commune, lieu, une funeste répétition

Ce qui confère à cette affaire une dimension proprement glaçante, c’est le troublant sentiment de « déjà-vu » qu’elle convoque. Il y a quelques années, notamment en 2003, un artiste connu sous le nom de Serge Eninga , baptisé « le Roi de la Rumba »avait lui aussi rendu l’âme dans des circonstances analogues — mêmes heures tardives, mêmes abords des rails, même commune d’Owendo. Deux hommes portant le même prénom, fauchés dans le même périmètre, selon des modalités cruellement similaires.

Une coïncidence ou un signal d’alarme que les autorités ne sauraient ignorer ? La question mérite d’être posée avec la plus grande acuité. « Gérer, c’est anticiper » : la sécurisation des zones périphériques d’Owendo, notamment aux abords des infrastructures ferroviaires, devrait désormais figurer en tête des priorités des décideurs locaux. Car derrière chaque statistique se dissimule un destin brisé — et une communauté en deuil qui réclame, légitimement, des réponses.

L’enquête suit son cours. Les autorités n’ont, pour l’heure, communiqué aucune information supplémentaire quant à l’identité des suspects ni sur le mobile présumé du crime.

Quitter la version mobile