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[Gabon–Société] Incivisme : Quand la devanture de l’école publique d’Okala se mue en dépotoir à ciel ouvert

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Depuis plusieurs semaines, les riverains d’Okala — ancien dispensaire — ont manifestement abandonné toute retenue. Plutôt que de se conformer aux dispositifs de collecte mis en place par les autorités compétentes, certains d’entre eux ont pris l’habitude scabreuse de déverser leurs ordures ménagères devant l’enceinte d’un établissement scolaire. Des actes d’incivisme flagrants, lourds de conséquences sanitaires, morales et symboliques.

Alors même que le gouvernement s’évertue à rationaliser les modalités et les créneaux de ramassage des détritus — une entreprise déjà ardue pour les sociétés mandatées à cet effet — voilà que les comportements irresponsables d’une frange de Librevillois plongent parents d’élèves et riverains soucieux dans la plus vive consternation. En effet, la devanture de l’école publique d’Okala s’est progressivement érigée en véritable point de dépôt sauvage d’immondices, au mépris absolu des emplacements prévus à cet effet.

Ces agissements d’un autre âge pourraient, à terme, engendrer des répercussions sanitaires alarmantes pour les élèves qui fréquentent quotidiennement ces lieux d’apprentissage, si la mairie de Libreville et les autorités de tutelle n’y mettent pas un terme avec la fermeté requise. L’accumulation et la fermentation des déchets constituent un terreau fertile pour la prolifération de vecteurs de maladies — moustiques en tête —, dans un contexte où le paludisme demeure un fléau endémique.

Il est par ailleurs un aspect que les auteurs de ces turpitudes semblent délibérément occulter : la portée symbolique du lieu qu’ils souillent ainsi. L’école est, par essence, le sanctuaire du savoir, le creuset au sein duquel se forgent les citoyens et les bâtisseurs de demain. Souiller son seuil, c’est bafouer ce qu’elle incarne : l’espoir d’un peuple, la promesse d’un avenir éclairé. Un affront à la dignité collective qui ne saurait, en aucun cas, demeurer impuni.

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