Il y a quelques jours, le tribunal de première instance de Porto-Novo a rendu un verdict qui fait trembler les couloirs des hôpitaux béninois. Une gynécologue et deux médecins en spécialisation ont été condamnés à 24 mois de prison, dont 12 fermes, pour homicide involontaire, rapporte nos confrères de Brut.
Tout commence en décembre 2025. Rebecca Dossou, une patiente admise au CHU départemental de l’Ouémé, décède à la suite d’une césarienne. Sa mort soulève immédiatement des questions sur les conditions de prise en charge.
Une enquête est ouverte. Les conclusions désignent les trois praticiens comme responsables.
La colère des étudiants en médecine
Le verdict ne passe pas dans les facultés. Des étudiants en médecine annoncent une grève, dénonçant ce qu’ils considèrent comme une criminalisation de l’acte médical. Pour eux, condamner un médecin à de la prison ferme pour une erreur commise en salle d’opération constitue un précédent dangereux.
Un signal fort pour la justice africaine
Ce jugement intervient dans un contexte plus large. Si dans de nombreux pays africains, les médecins bénéficient encore d’une quasi-impunité face aux fautes commises dans l’exercice de leur fonction — en raison de lacunes législatives, de pressions corporatistes ou de systèmes judiciaires peu outillés —, le Bénin envoie, lui, un message clair : aucun professionnel de santé n’est au-dessus de la loi. Ici, les victimes et leurs familles peuvent se tourner vers la justice, et obtenir des comptes.
Retrouvé sans vie, décapité, aux abords de Kampala, Robert Kabera, ancien sous-officier...
ByLa Rédaction20 octobre 2026Depuis plus d'un mois, la fronde lycéenne embrase une grande partie du...
ByLa Rédaction18 octobre 2026Joseph Kabila, qui a quitté le pouvoir en 2019 après dix-huit ans...
ByLa Rédaction13 octobre 2026Lundi 12 octobre, un frigo ordinaire est devenu une porte d'entrée. Plusieurs...
ByLa Rédaction13 octobre 2026
Leave a comment