Les promesses de Washington DC envers le Gabon 

Le Gabon a frappé fort dans les couloirs du pouvoir américain. Conduite par le ministre de l’Accès universel à l’eau et à l’énergie, Philippe Tonangoye, la délégation comprenait également Clotaire Kondja (Pétrole et Gaz) et Thierry Minko (Économie, Finances et Participations). Un déploiement diplomatique qui témoigne, à lui seul, de l’urgence de la situation énergétique à laquelle fait face le pays.

La mission n’aura pas été vaine. Des investisseurs américains ont manifesté un intérêt particulier après avoir écouté le ministre Tonangoye présenter la vision du président Brice Clotaire Oligui Nguema : mobiliser des partenariats solides pour le développement du secteur énergétique gabonais. 

Pour convaincre ses interlocuteurs, le ministre a mis en avant l’expérience positive des entreprises américaines déjà présentes au Gabon : ExxonMobil, impliquée dans un dépôt stratégique pétrolier et le raffinage, et la DFC, engagée dans les projets hydroélectriques de Kinguélé-Aval ainsi que dans le projet de centrale thermique (IPP) d’Owendo pour la fourniture de turbines à gaz.

Ce projet structurant, financé à hauteur de 130 milliards de FCFA par l’Afreximbank, s’inscrit dans un programme de trois centrales électriques destinées à résorber le déficit énergétique du Grand Libreville. À terme, il apportera 300 MW supplémentaires au réseau national.

Face à la sous-secrétaire d’État adjointe Sarah Troutman, du Bureau des affaires africaines du Département d’État, Philippe Tonangoye a également présenté le Plan national de développement de l’énergie, élaboré sur 30 ans avec le concours de la Banque mondiale — une feuille de route pour donner un nouvel élan à ce secteur vital pour l’essor du Gabon.

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