
Du haut de la tribune de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, actuel premier ministre du Sénégal a lancé ce vendredi 22 mai 2026 un réquisitoire sans concession contre ce qu’il perçoit comme une entreprise de vassalisation culturelle. Le Premier ministre sénégalais a dénoncé avec véhémence la volonté de l’Occident d’imposer au reste du monde ses normes en matière d’homosexualité — une ingérence inacceptable, selon lui, dans les affaires souveraines de nations indépendantes.
Dakar ne cache pas sa détermination. Le Sénégal a récemment renforcé son arsenal législatif, alourdissant significativement les sanctions pénales encourues pour relations homosexuelles. Loin de s’en excuser, Sonko a signifié avec netteté que ces dispositions seraient appliquées avec rigueur et intransigeance, quelles que soient les pressions émanant de la communauté internationale.
Il a par ailleurs fermement écarté toute idée de « moratoire » sur l’exécution de cette loi — une requête formulée par un collectif d’une trentaine de personnalités d’ascendance africaine dans une tribune retentissante publiée mi-mai dans les colonnes du quotidien français Libération. Pour le chef du gouvernement sénégalais, cette demande est non seulement irrecevable, mais symptomatique d’une certaine déférence coloniale persistante.
Une élite africaine sous le feu des critiques
C’est sur ce terrain que Sonko a porté ses attaques les plus cinglantes. Il a fustigé avec une franchise décapante une frange de l’intelligentsia africaine qu’il juge aliénée et velléitaire : « Nous avons une partie de nos élites, de nos intellectuels qui sont complexés et complètement formatés par l’Occident, qui ont peur de leur propre ombre », a-t-il tonné, ciblant ces « soi-disant intellectuels africains » qui auraient sollicité auprès du président de la République un gel d’une loi souverainement promulguée.
Un débat qui fracture le continent
La saillie du Premier ministre sénégalais ravive un clivage profond et douloureux : celui qui oppose, d’un côté, les tenants d’une souveraineté culturelle intégrale, refusant toute diktat extérieur sur les mœurs ; de l’autre, les défenseurs des droits fondamentaux, qui dénoncent des législations perçues comme liberticides et discriminatoires. Entre impératifs identitaires et exigences universalistes, le Sénégal se retrouve au cœur d’une controverse qui, bien au-delà de ses frontières, interroge la nature même des rapports Nord-Sud au XXIe siècle.
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