[Gabon] Journée citoyenne : À Okala, Mintsa Ango Verdaly en « guerre contre l’insalubrité »

Les équipes de la mairie du 1er arrondissement et de la société Clean Africa ont pris d’assaut Okala ancien dispensaire ce samedi. Leur mission : arracher la capitale à l’emprise des déchets, le temps d’une journée citoyenne de salubrité publique. Aux commandes, Mintsa Ango Verdaly, deuxième adjoint au maire du 1er arrondissement de Libreville

Cette offensive de grande ampleur répond aux directives du Président de la République, chef de l’État, chef du gouvernement, Son Excellence Brice Clotaire Oligui Nguema. Le Vice-Président du gouvernement avait lui aussi tiré la sonnette d’alarme il y a quelques jours. Sur le terrain, l’initiative est portée par Eugène Mba, maire de Libreville.

Curage des caniveaux, désherbage des abords, balayage des chaussées : les équipes s’activent pour libérer les réseaux d’évacuation avant les premières averses. L’enjeu est capital, car des caniveaux bouchés suffisent à transformer un quartier en zone inondable.

La période des pluies arrive, et donc nous essayons d’anticiper les inondations qu’il peut y avoir çà et là, explique Mintsa Ango Verdaly. Le ton se durcit aussitôt : « Nous sommes en guerre contre l’insalubrité. » Pour l’élu, l’urgence est vitale : « L’hygiène, c’est la vie, l’hygiène, c’est la santé. »

Pourtant, malgré les moyens considérables mobilisés par les pouvoirs publics et leurs partenaires, une partie de la population ruine ces efforts en multipliant les dépotoirs sauvages. Un comportement qui exaspère les autorités : « L’incivisme des populations qui est souvent observé çà et là nous laisse parfois sans voix », déplore Mintsa Ango Verdaly.

Après la pédagogie, l’heure de la fermeté a sonné. La sensibilisation continue, mais la municipalité prévient : l’indulgence a fait son temps. Les textes prévoient des sanctions, et elles seront appliquées. « Celui ou celle qui sera vu ou attrapé dans l’incivisme notoire que nous déplorons chaque jour sera effectivement sanctionné par la loi en vigueur », avertit le deuxième adjoint au maire.

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