[Gabon] Convocation et garde à vue de Giovani Boulingui à Tchibanga : son parti EPG tire la sonnette d’alarme

Nouveau coup de tonnerre dans le paysage politique gabonais. Dans un communiqué rendu public ce mercredi 26 août 2026, le parti Ensemble pour le Gabon (EPG) annonce que son porte-parole, Giovani Boulingui, aurait été placé en garde à vue à l’issue de son audition par l’antenne locale de la Direction générale des recherches (DGR), à Tchibanga, chef-lieu de la province de la Nyanga.

Convoqué en début d’après-midi, à 13 heures, l’intéressé s’est présenté sans détour à cette audition. Mais selon les informations relayées par sa famille, il aurait été retenu par les enquêteurs une fois son audition achevée. Une mesure dont la formation politique dit attendre, à ce stade, la confirmation officielle, tout comme la communication des motifs exacts justifiant cette privation de liberté.

Dans son communiqué, EPG ne cache pas son inquiétude et hausse le ton. Le parti rappelle avec insistance qu’en démocratie, la détention ne saurait précéder l’établissement des faits, mais doit au contraire en découler. Une manière à peine voilée de dénoncer ce qu’il perçoit comme un possible retournement de la procédure judiciaire.

Il convient de rappeler que Giovani Boulingui n’en est pas à sa première sortie remarquée. Depuis plusieurs mois, il multiplie les critiques acerbes contre ce qu’il qualifie de sous-développement chronique de la province de la Nyanga, n’épargnant ni les pouvoirs publics locaux ni l’exécutif national.

Cette nouvelle affaire intervient dans un contexte déjà tendu pour EPG. Son leader, Alain-Claude Bilié-By-Nzé, ancien Premier ministre, se trouve depuis le 15 avril 2026 à la prison centrale de Libreville, dans le cadre d’une affaire d’escroquerie présumée portant sur une somme de 5 millions de francs CFA remontant à l’organisation d’une fête nationale des cultures en 2008 — une procédure qui continue de diviser l’opinion publique gabonaise, la chambre d’accusation ayant rejeté, le 15 mai dernier, sa demande de liberté provisoire.

Pour l’heure, EPG appelle au calme et à la vigilance de ses militants et sympathisants, tout en promettant de revenir avec des éléments vérifiés dès que la situation évoluera.

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