[Gabon] « Where are the HPO passports ? »

Ce lundi 6 juillet 2026, Libreville a de nouveau vibré au rythme du feuilleton judiciaire opposant Hervé Patrick Opiangah à la justice gabonaise. Réunis devant la presse, les avocats de l’homme d’affaires et ancien ministre des Mines ont exprimé leur profonde perplexité face à une situation qui, selon eux, confine à l’absurde : leur client, pourtant définitivement blanchi, demeure privé de ses documents de voyage les plus essentiels.

On pensait le dossier clos, l’affaire soldée, le chapitre définitivement tourné. Mais, visiblement, il n’en est rien. La dernière sortie médiatique de la défense vient rappeler que le contentieux, en dépit d’un non-lieu total, semble s’obstiner à rebondir. Devant un parterre de journalistes, Me Paulette Oyane, Me, Carole Moussavou et Me Mba Ondo, les conseils de l’ancien député de Mounana, dans le Haut-Ogooué, ont révélé une anomalie de taille : le président de l’Union pour la Démocratie et l’Intégration Sociale (UDIS) demeure aujourd’hui dépourvu de ses documents les plus précieux — deux passeports diplomatiques et un passeport ordinaire.

Où se trouvent donc ces précieux sésames ? Interrogation lancinante à laquelle même les avocats les mieux informés du dossier avouent leur incapacité à répondre. Situation d’autant plus singulière que leur client a été totalement disculpé par la justice, avec, désormais, l’impossibilité formelle de rouvrir la procédure à l’avenir. À cette énigme s’ajoute la disparition tout aussi troublante d’un écran plasma et de plusieurs ordinateurs, susceptibles de renfermer des informations et données à caractère professionnel. Du côté des autorités judiciaires, l’on affirme n’avoir jamais réceptionné ces objets. Une question, dès lors, taraude les esprits : entre quelles mains ces biens ont-ils bien pu échouer ?

Autre motif d’étonnement dans ce dossier : l’interdiction de sortie du territoire, toujours en vigueur, alors même que la procédure a été classée sans suite. Une restriction qui frapperait également la propre fille de l’ancien ministre des Mines, laquelle chercherait depuis plusieurs mois à quitter le pays. Il convient de rappeler que cette affaire tire son origine d’accusations d’inceste portées, voici plusieurs années, contre Hervé Patrick Opiangah. Sa fille, Élisabeth Opiangah, a pourtant réfuté à maintes reprises ces allégations, prenant elle-même la défense de son père et rejetant catégoriquement toute véracité aux faits qui lui étaient prêtés.

Ainsi, entre passeports évanouis, matériel informatique introuvable et interdiction de sortie maintenue en dépit d’un non-lieu, l’affaire Opiangah continue d’interroger sur la cohérence — et la célérité.

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