
Selon une information rendue publique par le journal Le Parisien le 30 juin 2026 dans sa version en ligne, les utilisateurs de WhatsApp pourront bientôt s’affranchir de leur numéro de téléphone et adopter un nom d’utilisateur. L’entreprise a révélé lundi son intention de combler ainsi une brèche persistante dans la protection de la vie privée.
Les responsables de la messagerie ont précisé que la réservation de pseudonymes uniques était déjà ouverte. Ces identifiants permettront, une fois la fonctionnalité pleinement déployée dans le courant de l’année, de joindre n’importe quel utilisateur sans dévoiler son numéro.
Une bascule loin d’être anodine : WhatsApp, qui revendique plus de 3 milliards d’utilisateurs à travers le monde, laissait jusqu’ici quiconque détenant un simple numéro de téléphone accéder directement à ses abonnés — une porte ouverte au harcèlement, au démarchage abusif et à l’espionnage numérique.
Cette annonce sonne comme une douche froide pour plusieurs gouvernements qui misaient sur l’identification systématique des internautes, une exigence déjà consacrée dans certains textes législatifs adoptés au sein de diverses institutions. En donnant à ses utilisateurs les moyens de se rendre plus anonymes, WhatsApp complique singulièrement la tâche de ceux qui souhaitaient associer un visage — et un nom bien réel — à chaque compte sur les réseaux sociaux.