[Mexique] Un mystérieux justicier surnommé le « Batman mexicain » traque les voleurs de moto dans l’État de Jalisco

En marge de la Coupe du monde qui se déroule actuellement sur le sol mexicain, un phénomène pour le moins insolite défraye la chronique et alimente toutes les conversations. Un individu se faisant passer pour un acteur hollywoodien a entrepris de remettre lui-même de l’ordre dans son environnement, en s’attaquant frontalement aux vols de moto, fléau devenu récurrent ces derniers temps dans l’État de Jalisco.

Vêtu d’un accoutrement rappelant le célèbre héros masqué de Gotham City, ce vigilant nocturne a choisi de prendre les choses en main face à l’inaction supposée des forces de l’ordre. Son mode opératoire, désormais bien rodé, ne varie guère : il pourchasse les voleurs de deux-roues, les neutralise, les ligote sans ménagement, puis les livre pieds et poings liés aux autorités policières.

Selon plusieurs médias locaux, cet homme masqué aurait déjà multiplié les interventions en un temps record, profitant de la flambée des cambriolages de motos qui sévit dans la région. Une recrudescence que beaucoup attribuent à l’afflux de visiteurs et de convoitises généré par l’événement footballistique planétaire.

Des méthodes controversées qui inquiètent les autorités

Si certains habitants saluent, non sans une pointe d’admiration, le courage de ce justicier autoproclamé, ses méthodes suscitent en revanche une vive controverse. Humiliations publiques, violences présumées, traitements dégradants : autant de pratiques qui relèvent davantage de la justice privée que du maintien de l’ordre légal.

Conséquence directe de ces agissements extrajudiciaires : l’homme au costume de chauve-souris est désormais activement recherché par les autorités mexicaines, qui dénoncent une dérive dangereuse, susceptible d’ouvrir la voie à une multiplication des justiciers de fortune.

Entre admiration populaire et inquiétude institutionnelle

Ce fait divers, aussi rocambolesque que révélateur, met en lumière le fossé grandissant entre un sentiment d’insécurité persistant et la confiance, parfois érodée, envers les institutions chargées de la sécurité publique. Reste à savoir si ce « Batman mexicain » sera finalement démasqué, ou s’il continuera, dans l’ombre, à incarner cette justice parallèle que certains réclament tout bas.

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