[Gabon – Social] Élections professionnelles dans la santé : le SYNAPSA appelle à l’unité et entre en campagne

Libreville, 27 avril 2026 — À la veille des élections professionnelles prévues ce mardi 28 avril 2026 au sein du ministère de la Santé, le Syndicat National du Progrès de la Santé (SYNAPSA), conduit par son secrétaire général Gustave Igassela, monte au créneau avec une ardeur communicative. Dans un vibrant appel à ses pairs, la centrale syndicale exhorte l’ensemble du personnel soignant à transcender les clivages corporatistes et ethnolinguistiques qui ont, des années durant, paralysé l’essor du secteur.

« Ne vous laissez pas entraîner par la haine, la jalousie ou les mensonges », martèle Gustave Igassela, convaincu que seule l’unité des blouses blanches peut faire levier sur les décideurs. Le SYNAPSA ne se présente pas les mains vides. Adossé à la puissante Confédération Syndicale Dynamique Unitaire, il revendique un palmarès de combats âprement menés sous l’ancien régime : opposition frontale aux privatisations hospitalières, résistance aux plans de dégraissage des effectifs de fonctionnaires, et défense acharnée des agents de la MONP licenciés abusivement après la rétrocession de l’ex-CHU d’Angondjé au ministère de la Défense. Des batailles qui ont coûté au syndicat des suspensions de salaires et, pour Gustave Igassela lui-même, une arrestation — quand d’autres, rappelle-t-il sans détour, « n’ont pas levé le petit doigt ».

Fort de ce capital militant forgé dans l’adversité, le SYNAPSA ambitionne pour les trois prochaines années de soumettre aux autorités un plan triennal de restructuration profonde du système sanitaire gabonais — baptisé plan « IGASSE », en référence directe à son infatigable leader — articulé autour de ressources humaines qualifiées, de revendications légitimes portées sans complaisance, et d’une gouvernance syndicale débarrassée de toute tartufferie. Une feuille de route qui entend répondre aux plaies chroniques du secteur : carrières galvaudées, absence de reclassements, stages inexistants et arriérés de solde jamais soldés.

À l’heure où les urnes s’apprêtent à trancher, Gustave Igassela et le SYNAPSA jouent une carte à la fois affective et programmatique. Ils rappellent aux personnels de santé la perte douloureuse du CHU d’Angondjé, la fermeture prolongée des écoles de formation sanitaire et l’hémorragie institutionnelle subie sous l’ancien pouvoir. Le message est clair et sans équivoque : voter SYNAPSA le 28 avril, c’est choisir un syndicat qui a éprouvé sa détermination sous le feu, incarné par un homme qui a risqué sa liberté pour défendre ses camarades — et non une organisation aux « discours soporifiques » portant un agenda inavoué.

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