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La Coalition pour le Salut du Football Gabonais s’est exprimé ce mardi 14 avril dernier sur la situation du football au Gabon. Ce communiqué fait suite à la décision tranchante du gouvernement gabonais de suspendre sine die l’élection à la présidence de la Fédération Gabonaise de Football (Fegafoot), annoncée le lundi 13 avril 2026 par le ministre en charge des Sports, Paul Ulrich Kessany. Une décision arrachée dans un contexte de tensions exacerbées, de bras de fer juridiques et d’une mobilisation populaire sans précédent autour de la gouvernance du football national.
Pour la Coalition, le report de ce scrutin controversé transcende le simple ajournement administratif. Le collectif revendique haut et fort d’avoir porté ce combat « à travers diverses démarches juridiques ainsi qu’une mobilisation populaire constante », selon les termes mêmes du communiqué. L’aboutissement de cette lutte acharnée est désormais consacré noir sur blanc : le report de cette élection constitue, pour ses signataires, « une victoire collective, une victoire du peuple gabonais ».
La Coalition exprime sa « profonde reconnaissance au Gouvernement de la République, au premier rang duquel Son Excellence Monsieur le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema », ainsi qu’au Vice-Président du gouvernement, Hermann Immongault et au ministre des Sports Paul Ulrich Kessany, salués pour « avoir entendu l’aspiration légitime du peuple gabonais ». Un satisfecit rare dans le landerneau footballistique national, qui témoigne de l’ampleur du soulagement ressenti par les acteurs du secteur.
Un écosystème à reconstruire de fond en comble
Au-delà de la liesse, la Coalition sonne le tocsin de la refondation. La suspension de l’élection n’est qu’une première pierre ; reste désormais à édifier un cadre institutionnel crédible et pérenne. Le collectif l’affirme sans détour : il se tient « pleinement disponible pour accompagner le processus de restructuration, de redressement et de refondation du football gabonais ». Des mots forts, qui sonnent comme un engagement solennel et une main tendue aux pouvoirs publics.
Cette disponibilité n’est pas rhétorique. Elle traduit la volonté des signataires de s’ériger en partenaires constructifs d’une transition sportive dont l’issue conditionnera l’avenir du ballon rond au Gabon. La décision gouvernementale est d’ailleurs présentée dans le communiqué comme s’inscrivant dans une logique de crédibilisation, visant à « restructurer et à crédibiliser l’écosystème de notre football ».
Un football gabonais à la croisée des chemins
Le report de cette élection cristallise les profondes fractures qui lézardent depuis des années la gouvernance du football gabonais. Entre velléités hégémoniques, déficit de démocratie interne et opacité des processus électoraux, la Fegafoot portait les stigmates d’une institution à bout de souffle. La fenêtre d’opportunité est désormais ouverte. Reste à savoir si les acteurs sauront la saisir pour bâtir, sur des fondations assainies, le football de demain.
La balle est dans le camp des réformateurs. Et les supporters, eux, attendent des actes.