
Des pluies diluviennes ont ravagé le week-end écoulé la république russe du Caucase, semant la désolation dans des villages entiers et précipitant une région déjà meurtrie dans une nouvelle crise humanitaire.
Au moins cinq personnes ont succombé aux inondations catastrophiques qui ont déferlé sur le sud de la Russie, tandis que des milliers d’habitants ont été contraints de fuir leurs foyers, a annoncé lundi 6 avril le Comité d’enquête de la Fédération de Russie. Une région à genoux, frappée avec une violence redoublée après avoir déjà essuyé les foudres des éléments la semaine précédente.
Des images saisissantes, largement relayées sur les réseaux sociaux, témoignent de l’ampleur du désastre : des hameaux engloutis jusqu’aux toits, des axes routiers transformés en torrents boueux, une nature déchaînée qui a pris d’assaut le Daghestan, république russe nichée au cœur du Caucase.
Un immeuble s’effondre, quatre victimes emportées par les flots
L’une des séquences les plus glaçantes montre la façade d’un immeuble résidentiel de plusieurs étages se fissurer puis s’écrouler dans la capitale régionale, Makhatchkala, cité portuaire adossée à la mer Caspienne. Plus loin, au moins deux véhicules ont été engloutis par des torrents impétueux, coûtant la vie à quatre personnes — dont trois enfants. Une tragédie dans la tragédie, que le Comité d’enquête a confirmée dans un communiqué laconique et accablant.
Des infrastructures à bout de souffle
Au-delà du bilan humain, c’est toute une infrastructure vitale qui vacille. Plusieurs usines de traitement des eaux ont dû être mises à l’arrêt à la suite de coupures d’électricité généralisées, plongeant des quartiers entiers dans une précarité supplémentaire. Les équipes de secours, mobilisées sans relâche, s’acharnent sur le terrain malgré des conditions éprouvantes — et ce n’est pas fini : de nouvelles précipitations sont annoncées dans les prochaines heures, faisant craindre une aggravation du bilan.
Le Daghestan avait déjà subi de plein fouet des inondations la semaine dernière, provoquant de vastes pannes électriques et forçant les autorités à décréter l’état d’urgence. La région encaisse désormais un deuxième uppercut en l’espace de quelques jours, sans avoir eu le temps de panser ses plaies.
Source: L’AFP