
Dans un communiqué largement relayé sur les réseaux sociaux ce 31 mars 2026, l’ONG SOS Prisonniers Gabon (SPG) apporte enfin des éléments concrets sur la situation de l’activiste Bob Mengome Ferland, incarcéré depuis plus de deux mois à la prison centrale de Libreville. Une clarification salutaire, au moment où les rumeurs les plus alarmistes circulaient sans relâche.
Il aura fallu une visite officielle dans les couloirs de la maison d’arrêt pour mettre un terme aux spéculations. Depuis plusieurs semaines, les informations — souvent invérifiables, parfois contradictoires — se succédaient sur l’état de santé du prisonnier, alimentant l’inquiétude de ses proches et d’une opinion publique attentive au sort des détenus d’opinion. C’est désormais chose faite : SOS Prisonniers Gabon a pris ses responsabilités.
Dirigée par Lionel Engonga, ancien député de la Transition, l’organisation de défense des droits des personnes incarcérées s’est rendue sur place le dimanche 29 mars 2026. Au terme de cette visite, le constat se veut rassurant : la santé de Bob Mengome Ferland, incarcéré depuis le 19 janvier 2026 pour trouble à l’ordre public, serait relativement stable, sans menace vitale apparente.
Parmi les avancées consignées dans le communiqué, l’une mérite d’être saluée. Bob Mengome Ferland serait désormais autorisé à recevoir jusqu’à dix visiteurs, une mesure que l’ONG qualifie de levier essentiel au « maintien du lien familial, élément fondamental à l’équilibre psychologique du détenu ». Une petite victoire, certes, mais symboliquement forte pour un homme dont l’isolement constituait, jusqu’ici, l’une des préoccupations majeures de ses soutiens.
Cette évolution fait directement écho à la démarche formelle entreprise par SPG le 9 février 2026, lorsque l’organisation avait saisi le Procureur Général afin de solliciter la levée des restrictions de visites imposées à l’activiste. Une requête qui, visiblement, n’est pas restée lettre morte.
Une collaboration institutionnelle saluée
Dans son communiqué, SOS Prisonniers Gabon tient également à remercier publiquement l’administration judiciaire pour la délivrance du permis de communiquer, ainsi que l’administration pénitentiaire pour la coopération dont elle a fait preuve, rendant possible la tenue de cette visite. Un geste de transparence institutionnelle que l’ONG entend encourager.