La coupe Léon Folquet 2026 : Libreville s’apprête à vibrer au rythme des arts martiaux

La Ligue de Taekwondo de l’Estuaire donne rendez-vous, le 25 avril prochain à tous les passionnés d’arts martiaux pour une journée de combat, de maîtrise technique et d’émotions fortes. Sous le thème fédérateur de la « valorisation du capital humain », la coupe Léon Folquet s’annonce comme l’un des rendez-vous sportifs les plus attendus de la saison.

Le tatami sera chaud. Juniors, cadets et minimes se disputeront les honneurs de la compétition dans une atmosphère électrique, mêlant adrénaline, discipline et élégance gestuelle. Au programme, des affrontements d’une intensité redoutable, des démonstrations de techniques de combat saisissantes — coups de pied fouettés, enchaînements fulgurants, esquives millimétrées — et de figures artistiques propres aux arts martiaux qui ne manqueront pas d’impressionner le public.

Bien plus qu’un simple tournoi, cet événement incarne une philosophie : celle d’investir dans la jeunesse, de polir des diamants bruts et de donner à chaque combattant les armes nécessaires pour s’élever, sur le tatami comme dans la vie.

Des clubs en lice, des ambitions décuplées

Plusieurs clubs de la place répondront présent à cet appel du dépassement de soi. Parmi les formations les plus en vue figure Big Man Okala, véritable pépinière de futurs champions. Ce centre de formation, reconnu pour la rigueur de son encadrement, évoluera sous le regard avisé et l’autorité technique d’Amar Cissé, figure incontournable du taekwondo gabonais.

Champion du Gabon, numéro un africain dans sa catégorie et ceinture noire troisième dan, Amar Cissé représente l’excellence à l’état pur. Sous sa houlette, les jeunes pensionnaires de Big Man Okala ne viennent pas simplement participer — ils viennent conquérir. Sa présence sur le bord du tatami constitue à elle seule une garantie de spectacle et de niveau technique élevé.

Léon Folquet, l’homme derrière le trophée

Porter le nom d’un homme, c’est perpétuer son héritage. Léon-Louis Folquet a débuté sa carrière comme journaliste sportif, créant sur la télévision gabonaise l’émission Vidéo Sport, avant de s’imposer dans les années 1980 parmi les pionniers d’Africa N°1, la grande radio panafricaine. Bâtisseur infatigable, il a ensuite consacré des décennies au développement du mouvement olympique gabonais. Il a rejoint la Fédération gabonaise de football dès 1984, en est devenu vice-président neuf ans plus tard, puis a été élu en 2007 à la présidence du Comité national olympique gabonais, mandat qu’il a exercé à trois reprises.

Son impact sur le sport de contact est indélébile. Convaincu que la détection précoce des talents est la clé du rayonnement sportif d’une nation, il a œuvré sans relâche pour offrir aux jeunes athlètes gabonais des espaces de compétition dignes de leurs ambitions. C’est dans cet esprit que la coupe qui porte son nom a été instituée : un creuset où se forment, se révèlent et s’affirment les champions de demain.

Dans les traces d’Anthony Obame

L’histoire a déjà prouvé que ces joutes juvéniles ne sont pas de simples exhibitions. Anthony Obame, premier médaillé olympique de l’histoire du Gabon avec son argent en taekwondo aux jeux de Londres 2012, est la preuve vivante que les tatamis locaux peuvent enfanter des légendes continentales et mondiales. La recherche du futur Anthony Obame passe impérativement par ce type de compétition , comme le rappellent avec conviction les dirigeants de la ligue.

Chaque junior qui entre en piste ce 25 avril porte en lui cette promesse. Chaque esquive, chaque frappe, chaque victoire est un pas de plus vers l’élite. La coupe Léon Folquet n’est pas une fin en soi elle est un tremplin vers la gloire.

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