
Libreville, le 23 mars 2026 — Une onde de stupeur et de consternation a déferlé sur la communauté éducative gabonaise en ce funeste week-end de mars. Deux élèves du Lycée Privé de Nzeng-Ayong — Fondation Mbele — ont péri dans des circonstances qui demeurent, à ce stade, enveloppées d’un épais voile d’incertitude. Leurs noms résonnent désormais comme un glas dans les couloirs de l’établissement : Ondo Ollomo Pierre Rayane et Mne Ole Jérémie Emmanuel, tous deux issus de la classe de Terminale B, arrachés à la vie en plein essor de leur avenir.
C’est par une note officielle, datée du dimanche 22 mars et signée du proviseur Jean-Rémy Mbele, que la tragédie a été portée à la connaissance de la communauté éducative. Un communiqué empreint d’une sobriété sépulcrale, qui a instantanément semé l’effroi parmi parents d’élèves et camarades de classe. En effet, le samedi 21 mars 2026, rien ne laissait présager l’irréparable. Les deux adolescents avaient, comme à l’accoutumée, honoré leur présence en cours, répondant à l’appel lors de la dernière séance de mathématiques, dispensée entre 11h30 et 13h15. Aucune anomalie, aucun signe avant-coureur. Puis, ils ont franchi le portail de l’établissement pour ne plus jamais y revenir.
D’après les premiers éléments recueillis par la direction, les deux lycéens se seraient d’abord rendus au domicile de Jérémie, situé au PK9, où ils auraient déposé une partie de leurs effets personnels — tenues scolaires et chaussures — avant de prendre la direction d’une plage jouxtant le Conseil Économique et Social, dans la zone aéroportuaire. C’est là que le destin les a rattrapés.
Le corps sans vie de Pierre Rayane a été découvert dans la nuit du samedi 21 mars, sur cette même plage. Celui de son camarade Jérémie Emmanuel a été retrouvé le lendemain matin, dimanche 22 mars, dans les environs immédiats. Deux jeunes âmes englouties en l’espace de quelques heures, laissant derrière elles des familles dévastées et une institution scolaire frappée de stupéfaction.
Un deuil qui s’abat sur un monde éducatif déjà meurtri
Ce drame survient à un moment particulièrement éprouvant pour la corporation enseignante gabonaise. À l’heure même où les pédagogues s’apprêtaient à célébrer la Journée de l’enseignant, une commémoration chargée d’une résonance particulière depuis la disparition de leur collègue Martine Oumabou, tombée en plein combat pour la défense des droits des travailleurs, voilà qu’un nouveau cataclysme vient lacérer les consciences. La douleur s’accumule, le deuil se superpose au deuil.
Un appel pressant à la vigilance parentale
Au-delà de l’enquête, la direction de Mbele exhorte avec insistance les parents à exercer une surveillance accrue sur les déplacements de leurs enfants, en veillant scrupuleusement au respect du trajet domicile–école–domicile. Un rappel amer, mais nécessaire, à l’heure où deux familles pleurent des fils qui ne reviendront plus.
La rédaction de La Médiane présente ses sincères condoléances aux familles d’ONDO OLLOMO Pierre Rayane et de MBE OLE Jérémie Emmanuel, ainsi qu’à l’ensemble de la communauté du Lycée Fondation Mbelé