Geoffroy Foumboula Libeka Makosso, 2 ème vice-président du conseil économique, social, environnemental et culturel a présenté ses excuses aux magistrats lors d’un point de presse, tout en lançant un appel solennel au syndicat national des magistrats du Gabon (Synamag) pour rouvrir les dossiers de crimes rituels restés sans condamnation depuis plus de trente ans.
Après des propos mal interprétés lors d’auditions au CESEC, l’activiste de la société civile a tenu à clarifier sa pensée. Lorsqu’il évoquait « certains magistrats » impliqués dans les réseaux de crimes rituels — aux côtés de certains politiciens, hommes d’affaires et religieux —, le SYNAMAG avait cru y lire une mise en cause de l’ensemble du corps judiciaire.
« Il n’avait jamais été question de tous les magistrats, mais bien de certains », a-t-il martelé, présentant ses excuses pour une polémique qu’il attribue à une incompréhension.
Loin de la confrontation, Foumboula Libeka Makosso a réaffirmé son attachement au partenariat avec le SYNAMAG, qualifié d’allié incontournable dans la lutte contre l’impunité judiciaire.
Il a annoncé une visite prochaine au siège du syndicat pour, de vive voix, réitérer ses excuses et surtout lancer un appel commun : rouvrir et faire aboutir les dossiers de crimes rituels, enterrés depuis des décennies malgré les dénonciations répétées des familles de victimes.
En trente ans, aucun commanditaire de crimes rituels n’a été envoyé en prison. C’est ce scandale de l’impunité que la société civile, le CESEC et les associations de familles de victimes entendent désormais briser — avec, espèrent-ils, le SYNAMAG comme bras armé judiciaire de ce combat.
